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Interview : Les marketplaces, la nouvelle manière de commercer sur internet

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Rencontre avec Greg Zemor, le co-fondateur de Neteven, une société spécialisée dans la solution de distribution marketplace.


Après avoir officié durant 5 ans chez eBay, Greg Zemor développe Neteven. Depuis 6 ans, l’entreprise travaille en partenariat avec les marketplaces françaises pour aider des entreprises à distribuer et couvrir l’ensemble du cycle de vente sur celles-ci. « On a vu le développement aux USA de l’activité de vendeurs professionnels sur des sites comme eBay. Mais eBay n’avait pas vocation à créer des logiciels pour ces vendeurs. C’est donc ce que j’ai fait avec mes deux associés ».

Qu’est-ce qu’une marketplace ? En quoi sont-elles novatrices et transforment la manière de commercer sur la toile ? Réponses de Greg Zemor.

Pour commencer, expliquez-nous la différence entre un site de e-commerce et un site marketplace.
Les sites de e-commerce, il y en a 80.000 en France. Ils vont chercher les produits, gérer un site, s’occuper des ventes, envoyer les colis. La marketplace, il y en une quinzaine. C’est un site sur lequel il n’y a pas forcément de stock. Elle met à disposition son site à un ou des vendeurs tiers. La marketplace prend les commandes, encaisse les paiements et c’est tout. eBay par exemple c’est une marketplace.

C’est donc le même principe, dans la vie réelle, que les grands magasins et leurs stands de marque ?
Exactement. eBay c’est le Printemps !  Il y a deux types de marketplace. Les pureplayers, c’est-à-dire qu’ils ne font que ça. Pas de stock, pas d’entrepôt. Et puis il y a les sites de e-commerce qui tendent vers la marketplace comme La Redoute par exemple.

Finalement, on pourrait se poser la question de l’intérêt de ces marketplaces.
L’intérêt, c’est que si l’acheteur a confiance en Amazon, il achète le produit chez lui. C’est bon pour Amazon et c’est bon pour le vendeur.

Concrètement quelles sont vos activités ?

On va aider les entreprises à distribuer leur produit devant les acheteurs finaux. Parce qu’il y a une différence entre être sur une marketplace et être visible sur une marketplace ! C’est comme Google. Ce n’est pas parce que j’ai site que je suis référencé. Concrètement,  on affranchit le marchand de la partie technique, il nous donne son stock et on le diffuse sur nos marketplaces partenaires. On permet l’accès de nos vendeurs aux 25 millions d’acheteurs mensuels des marketplaces.

« On permet l’accès de nos vendeurs aux 25 millions d’acheteurs mensuels des marketplaces »


Quel est le profil de vos vendeurs ?

C’est un vendeur très proche des distributeurs physiques. Certains n’ont pas de site internet, pas d’entrepôt mais il y a peu de petites PME et TPE.

Ca veut dire que l’on va vers la fin du e-commerce au profit des marketplaces ?
Je pense que s’il y a autant de marketplaces qui s’ouvrent, c’est que le e-commerce se pose la question de rentabilité. Par exemple, Cdiscount  veut se lancer dans la musique. Soit il contracte avec l’ensemble des centrales d’achat du secteur et se constitue un stock. Donc peut-être faudra-il agrandir les entrepôts, changer les cartons…Ou alors, il passe par la solution marketplace. Pour le client c’est tout aussi transparent. Aujourd’hui les deux cohabitent, mais je pense qu’ils feront toujours un peu de vente en direct.

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