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La Grèce perturbe (encore) le sommet de Bruxelles

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Le sommet européen de Bruxelles s’est tenu lundi après-midi. Il devait finaliser la reforme de la gouvernance européenne et mettre un point final à la crise de l’Euro. Problème, il a été à nouveau perturbé par l’aggravation de la situation en Grèce.

Une réforme en trois actes :

1° La mise en place d’une discipline. Il doit stipuler un accord préalable de Bruxelles avant le vote d’une loi de finances par un état. Il oblige aussi l’équilibre entre les dépenses et les recettes. Des sanctions sont prévues en cas de dérives. Tout le monde était d’accord sauf la Grande Bretagne.

2° La mise en place d’un gouvernement européen et la prise de décision à la majorité qualifiée. Tout le monde, la aussi, est d’accord.

3° Le renforcement des moyens du FESM. C’était quasiment bouclé. Il restait à développer une stratégie de soutien à la croissance coordonnée en Europe D’où les réformes programmées hier soir par Nicolas Sarkozy pour doper la compétitivité des produits français. Le problème, c’est que la Grèce a effectivement perturbé ce programme qui devait conforter l’amélioration de la situation.

Pourquoi n’arrive-t-on pas à se mettre d’accord ?

Tout simplement parce que l’aide du FMI et de l’UE ( 130 milliards d’euros) ne sera versée que si la Grèce signe son accord avec les créanciers privés. Or depuis quinze jours, ces banquiers ne réussissent pas à obtenir des garanties de remboursements sur le reste des dettes. Ils ont accepté d’écraser 50% de leurs créances à conditions que le solde soit garantie

En réaction, le FMI et L’UE ont envoyé vendredi à la Grèce 10 conditions préalables de réformes et de discipline que les députés grecs doivent signer. Parallèlement, Angela Merkel a demandé la mise sous tutelle de la gestion grecque. Sinon, elle coupe les vivres. Il est bien évident qu’une telle rigueur a suscité une grande émotion chez les européens. On a tous oublié que dans les années 60, l’Europe était sous tutelle du FMI. C’est une perte de souveraineté, oui, mais il est évident que le seul moyen de ne pas perdre sa souveraineté : c’est d’être solvable.

 

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