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Grèce : Un vote et après ?

Grèce, austérité, euro

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. Le Parlement Grec a voté le nouveau plan de rigueur et ce, malgré la pression violente de la rue. Que peut-il se passer maintenant ?


Dimanche, le parlement a voté  un plan d’austérité qui correspond à ce que demandaient les autorités européennes. Mais ce plan est si sévère qu’il ne permettra pas à l’économie Grec de se relever et de repartir. Normalement, les pays de la zone euro devraient décider mercredi du versement du prêt dont la Grèce a absolument besoin : 130 milliards d’euros. Mais la zone euro va sans doute encore demander des preuves que les mesures seront bien appliquées. La plupart des conditions sont désormais réunies : les banques privées vont signer l’engagement d’abandonner plus de 50% des créances (soit plus de 100 milliards d’euros), le parlement a voté les réductions budgétaires et le gouvernements a promis d’accélérer le plan de privatisation et de réforme fiscale.

Pas de risque d’embrasement de la zone euro.

La zone euro a été sécurisée. Les accords Sarko-Merkel ont changé la gouvernance. La zone euro s’est donnée des garanties d’équilibre. La BCE a aussi sécurisé le système bancaire en injectant des liquidités. Il n’y a plus de risques systémiques. Mais la Grèce est complètement isolée par un cordon sanitaire. Le Parlement a voté mais la rue exprime un tel mécontentement que la situation est fragile. Économiquement, le pays est  complètement asphyxié et socialement il est au bord du chaos. Donc l’Euro n’est plus menacé mais l’Europe ne peut pas ignoré que l’un de ses membres est au bord de la guerre civile.

 

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