Dimanche, les grecques ont voté dans le cadre des élections législatives. Les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND) sont arrivés en tête avec 29,5% des voix. Une nouvelle accueillie avec soulagement par la communauté internationale. Le résultat de l’élection peut-t-il changer les orientations du G20 ? Réponse avec Céline Antonin, économiste à l’OFCE.
Les résultats des élections en Grèce vont-elles changer la donne de ce G20 ?
Disons que l’avantage de ces élections, c’est qu’elles ont contribué à rassurer. Avec l’élection du parti de droite, le scénario d’une sortie de la zone ou celui du non remboursement des dettes s’écartent. Ces élections ont au moins le mérite d’avoir débloquée un peu la situation.
Que peut-il se passer pour la Grèce lors de ce G20 ?
On parle d’augmenter les fonds que peut prêter le FMI, notamment à la Grèce. Cependant, la plupart des pays émergents souhaitent que les problèmes grecs se traitent en interne. C’est-à-dire dans la zone euro.
Donc il ne faut pas s’attendre à de grandes annonces pour la Grèce ?
Généralement le G20 à plutôt une fonction diplomatique, il sert à discuter. Les problèmes sont réglés avant ou bien dans d’autres instances. Selon moi, il ne faut pas s’attendre à des miracles pour la Grèce et plus globalement pour les dettes des pays européens. La seule avancée miracle ne pourra se faire qu’entre les pays de la zone euro.


Jeudi 21 juin 2012 :
L’Espagne paye très cher pour réussir son émission.
Madrid a émis plus de 2 milliards d’euros d’obligations à moyen-terme à des taux très élevés. Sur les titres à 5 ans, l’Espagne a dû s’acquitter de taux d’intérêt jamais expérimentés depuis la création de l’euro.
C’est dans la douleur que l’Espagne a couvert aujourd’hui 60% de son programme d’émission à moyen et long terme pour 2012. Le Trésor espagnol a réussi à placer ce matin 2,2 milliards d’euros d’obligations à deux, trois et cinq ans, dépassant son objectif maximum de 2 milliards grâce à une bonne demande, mais au prix de taux d’intérêt très élevés.
Les rendements moyens sont ainsi ressortis à 4,706% sur les titres à deux ans, à 5,457% sur ceux à trois ans, et 6,072% sur ceux à cinq ans, contre respectivement 2,069% en mars, 4,876% et 4,960% en mai.
Selon Reuters, les taux concédés par le Trésor sur les titres à 5 ans sont les plus élevés depuis la création de l’euro.
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202131494640-l-espagne-paye-tres-cher-pour-reussir-son-emission-336263.php