Un accord a été conclu vendredi sous l’égide de François Hollande entre les éditeurs de presse français et Google prévoyant la mise en place par le géant américain de l’internet d’un fonds doté de 60 millions d’euros pour «faciliter la transition de la presse vers le monde numérique».
Depuis début décembre, les patrons de presse français et Google étaient en négociations sous l’égide d’un médiateur nommé par le gouvernement, Marc Schwartz. Les éditeurs de presse exigeaient que Google paie des droits voisins du droit d’auteur, au regard des importants bénéfices publicitaires qu’il réalise en se contentant de référencer leurs titres.
En fin d’après-midi, l’Elysée a annoncé qu’un accord avait été «trouvé» entre Eric Schmidt, le président de Google, et les éditeurs de presse, «facilité» par l’Etat, selon un communiqué de la présidence de la République.
Il prévoit «la mise en place d’un fonds dédié, d’un montant de 60 millions d’euros, (qui) facilitera la transition de la presse vers le monde numérique», précise ce communiqué.
L’accord est basé sur un «partenariat commercial» destiné à aider la presse à se développer sur internet et à «accroître ses revenus en ligne», a précisé à l’AFP un porte-parole du géant américain, soulignant que le fonds de 60 millions d’euros «sélectionnera des initiatives prometteuses permettant de faire émerger de nouveaux contenus en ligne».
Selon l’Elysée, une réunion s’était tenue dans l’après-midi autour du chef de l’Etat avec MM. Schmidt, Schwartz, Nathalie Collin, présidente de l’Association de la presse d’information politique et générale, en présence des ministres Aurélie Filippetti (Culture et Communication) et Fleur Pellerin (déléguée aux PME et à l’Economie numérique).
François Hollande, rappelle la présidence, avait exprimé le voeu en recevant M. Schmidt le 29 octobre «qu’une solution négociée soit trouvée entre les éditeurs de presse et Google». L’Elysée se félicite qu’un accord ait été trouvé vendredi «après des négociations intenses».
Le chef de l’Etat avait aussi annoncé fin octobre qu’une loi pourrait «intervenir si nécessaire» pour faire payer une taxe à Google, dans l’hypothèse d’un échec des négociations.
«Il vaut mieux avoir un accord qu’une loi, c’était la bonne approche», a réagi vendredi soir Eric Schmidt, saluant «un accord historique dans l’intérêt du peuple français».


Vendredi 1er février 2013 :
ITALIE : PLUSIEURS BANQUES FONT L’OBJET D’UNE ENQUÊTE DANS UNE AFFAIRE DE DÉRIVÉS.
Le parquet de la juridiction de Trani, en Italie, a ouvert une enquête sur plusieurs banques du pays, en relation avec des transactions concernant des produits dérivés, a déclaré vendredi une personne proche du dossier à Dow Jones Newswires.
Cette enquête porte sur la vente de produits dérivés à des entreprises et des particuliers par certaines « grandes banques italiennes », a indiqué cette personne. Le parquet de Trani examine actuellement, dans le cadre de ces investigations, des allégations de fraude et d’usure, a-t-il ajouté. L’usure est l’octroi de prêts à des taux excessifs ou abusifs.
Après l’annonce de cette enquête, relayée dans les médias italiens, les actions d’un certain nombre de banques italiennes ont cédé du terrain vendredi à Milan.
Le quotidien italien Corriere della Sera a indiqué sur son site Internet que le parquet de Trani enquêtait sur les employés de cinq banques italiennes – UniCredit (UCG.MI), Intesa Sanpaolo (ISP.MI), Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS.MI), Banca Nazionale del Lavoro, filiale du groupe français BNP Paribas (BNP.FR), et Credito Emiliano (CE.MI) – dans le cadre de la vente de produits dérivés à des entrepreneurs de la ville de Bari.
Une porte-parole d’UniCredit a déclaré que pour l’instant, la banque n’était pas au courant d’une enquête du parquet de Trani. Monte dei Paschi n’a pas souhaité commenter. Credito Emiliano, Intesa et Banca Nazionale del Lavoro n’étaient pas immédiatement disponibles.
Contacté par Dow Jones Newswires, un porte-parole de BNP Paribas n’était pas en mesure de commenter ces informations.
En Bourse, Monte dei Paschi a fini en baisse de 5,9% vendredi, tandis que UniCredit a cédé 2,6%, Intesa a perdu 2,9%, et Credito Emiliano 0,3%.
http://www.bfmtv.com/economie/italie-plusieurs-banques-font-lobjet-dune-enquete-une-affaire-derives-source-438870.html