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Jean Arthuis – UDI : « On a besoin de réformes structurelles lourdes »

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Alors que le déficit de l’État français s’est creusé de 300 millions d’euros fin janvier, par rapport à 2012, Jérôme Cahuzac va envoyer à ses collègues ministres des lettres de cadrage. L’effort d’économies demandé par Bercy pour 2014 sera « un peu supérieur » à 5 milliards d’euros a déclaré le ministre du Budget. Pour le vice-président de l’UDI et sénateur de la Mayenne, Jean Arthuis, ce n’est pas d’économie en économie que le gouvernement réduira le déficit. Des réformes structurelles lourdes s’imposent.

Jérôme Cahuzac a demandé 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour 2014. Est-ce suffisant selon vous ?

J’en doute. Il faut surtout des réformes structurelles, lourdes pour réduire le niveau des dépenses publiques. Il faut agir sur deux volets. Le premier c’est le 35 heures dans la fonction publique, je rappelle que l’institution des 35 heures ne devait pas s’appliquer à la fonction publique. Et puis un an plus tard, il y a eu une généralisation. Cela a engendré un surcoût que j’évalue à 25 milliards d’euros.

Malgré tout, on a l’impression que François Hollande et son gouvernement changent progressivement de politique sur la question des dépenses. Quel est votre sentiment ?

C’est vrai que l’on est train de sortir du déni de réalité. Mais pour l’instant les proclamations de volonté de réduire les dépenses publiques n’ont pas été suffisamment documentées. Une fois que l’on a dit que l’on allait baisser de 4 milliards les dépenses, il faut dire sur quoi. Je crois surtout que la majorité et l’opposition vont devoir sortir des tranchés partisanes. On va très vite être obligé de trouver un consensus sur des réformes structurelles majeures qui concernent l’avenir du pays.

Quelles sont ces grosses réformes structurelles ?

Par exemple, je pense qu’il faut un moratoire sur les normes, en matière environnementale, accessibilité… C’est extrêmement coûteux et cela pèse sur les dépenses publiques. Quand le préfet de la Mayenne me demande de faire une carte du bruit sur l’ensemble du département, en application d’une directive européenne, ça m’oblige à engager 100.000 euros d’honoraires et derrière j’aurai la préconisation de plusieurs millions de travaux supplémentaires. Il faut que le gouvernement comprenne que l’on ne peut pas maintenir cela dans l’état. Mais d’autres questions se posent sur les représentations diplomatiques en Europe, la fonction publique… Les pistes sont nombreuses.

 

Commentaires (3)

  1. BA dit :

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Italie : Fitch abaisse d’un cran la note du pays à BBB+, perspective négative.

    L’agence de notation Fitch a abaissé vendredi d’un cran la note souveraine de l’Italie, à « BBB+ » contre « A- », assortie d’une perspective négative, devenant la première agence à dégrader la note du pays, plongé dans une impasse politique à la suite des élections législatives de février.

    « Le résultat peu clair des élections législatives italiennes des 24-25 février rend peu probable la formation d’un nouveau gouvernement stable dans les semaines à venir. L’incertitude politique croissante et le contexte peu propice à de nouvelles réformes structurelles représentent un choc supplémentaire pour l’économie réelle, alors que sévit déjà une profonde récession », explique l’agence Fitch.

    Les statistiques du 4e trimestre 2012 confirment que la récession en Italie est l’une des pires d’Europe, souligne Fitch qui table sur une contraction de 1,8% du PIB en 2013, dans la foulée du recul de 2,4% de 2012.

    Quant à la dette publique de l’Italie, elle devrait atteindre près de 130% du PIB en 2013, estime l’agence, qui rappelle qu’elle tablait sur 125% à la mi-2012.

    « Un gouvernement faible pourrait être plus lent et moins à même de répondre à des chocs internes ou externes », estime Fitch.

    « La note italienne pourrait être à nouveau abaissée, notamment si la récession s’avérait encore plus longue et profonde que prévu, et en venait à peser sur les efforts budgétaires du pays et à accroître les risques pour le secteur bancaire », souligne Fitch.

  2. BA dit :

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Allemagne : un allié de Merkel évoque une sortie de l’Italie de la zone euro.

    L’un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d’Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l’Italie devait choisir entre un abandon de l’euro ou la poursuite d’une cure d’austérité drastique.

    Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n’ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du « Mouvement 5 Etoiles » de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l’incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

    « La décision de s’ajuster à la monnaie unique est une décision que l’Italie doit prendre pour elle-même, ce n’est pas à nous de la prendre. Si l’Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les conséquences », a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l’antenne de la ZDF.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0C083P20130308

  3. BA dit :

    En 2008, la crise bancaire avait explosé les banques privées irlandaises. L’Etat irlandais avait alors choisi de payer des dizaines de milliards d’euros pour sauver de la faillite les banques privées irlandaises.

    Conséquence : l’Etat irlandais s’était retrouvé en faillite. L’Etat irlandais avait appelé à l’aide. Fin 2010, le FMI, l’Union Européenne et la BCE avaient prêté en urgence 85 milliards d’euros sur trois ans à l’Etat irlandais.

    Problème : aujourd’hui, trois ans après, l’Etat irlandais est incapable de rembourser ces 85 milliards d’euros.

    Mais attention ! Quand c’est un pays anglo-saxon qui est en défaut de paiement, il ne faut pas le dire !

    Il ne faut pas dire : « L’Irlande est en défaut de paiement ».

    A la place, il faut dire :

    « Il ne s’agit pas seulement de l’allongement de la maturité des prêts, on peut vraiment penser à d’autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l’extension de la maturité »

    L’Irlande a déjà annoncé à la BCE qu’elle remboursera la BCE en 2053 si tout va bien.

    Et aujourd’hui, l’Irlande vient d’annoncer au FMI qu’elle remboursera le FMI … un jour.

    Vendredi 8 mars 2013 :

    Irlande : le FMI « ouvert » à un ajustement du programme d’aide (Christine Lagarde).

    Le FMI est « ouvert » à un ajustement des termes du programme d’assistance financière à l’Irlande afin d’aider le pays à en sortir et à faire son retour définitif sur les marchés, a indiqué vendredi à Dublin sa directrice générale, Christine Lagarde.

    « Nous avons l’esprit ouvert sur de nombreuses questions, de nombreux termes et conditions de la stratégie de sortie (du plan d’aide) jusqu’à un ajustement des prêts », a déclaré devant la presse la patronne du Fonds Monétaire International, lors de sa première visite dans l’un des trois pays de la zone euro placés sous assistance financière internationale, avec la Grèce et le Portugal.

    « Il ne s’agit pas seulement de l’allongement de la maturité (des prêts), on peut vraiment penser à d’autres mécanismes possibles, mais cela inclura certainement l’extension » de la maturité, a-t-elle ajouté.

    Les ministres des Finances européens se sont mis d’accord de leur côté mardi 5 mars sur le principe de rallonger les prêts accordés à l’Irlande et au Portugal et devraient annoncer une décision définitive lors de leur prochaine réunion en avril.

    Plombée par ses banques, l’Irlande avait appelé le FMI et ses partenaires européens à l’aide fin 2010 et obtenu un plan de sauvetage global de 85 milliards d’euros au prix d’une cure d’austérité drastique.

    Le pays, qui a retrouvé une croissance fragile et a entamé son retour sur les marchés l’été dernier, veut sortir à la fin de l’année de ce plan d’aide.

    http://www.romandie.com/news/n/Irlande_le_FMI_ouvert_a_un_ajustement_du_programme_d_aide_Lagarde75080320131230.asp?

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