Archives de l’auteur : par Jean-Marc Sylvestre

La prochaine crise mondiale est annoncée pour le printemps 2015

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Les prévisions du très sérieux centre de recherche et de  management suisse IMD, ont été confrontées juste avant le 14 juillet aux analyses long terme des grandes banques américaines, Goldman Sachs, Meryl Lynch, aux experts du FMI et de la réserve fédérale américaine… Tout le monde est à peu près au diapason pour prédire le risque d’un nouvel effondrement des marchés qui entrainerait un nouveau dérèglement de la situation économique. De telles prévisions qui circulent désormais dans toutes les grandes capitales ridiculisent les propos du président français quand il  persiste à penser que nous sommes sur le chemin du redressement.

L’aveuglement français est assez incroyable. Déjà en Juillet 2008, alors que le monde de la banque était déjà paniqué par les excès monétaires américains sur les subprimes, la gouvernance française se faisait prudente et mesurée sur l’impact en Europe alors que dès le mois de septembre, le système bancaire s’est retrouvé complétement bloqué. Heureusement, dès la crise cardiaque provoquée par Lehman Brothers, les chefs d’État et de gouvernement entrainés par Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Gordon Brown ont évité la catastrophe. A l’époque ce n’était pas évident.

Cette année, le même scenario est en train de se reproduire en plus grave. Obsédé par la reprise qu’il avait annoncée mais  pour laquelle il n’a rien fait, François Hollande a refusé de laisser penser que le monde était à nouveau au bord d’une crise financière et économique sans doute très grave.

La crise internationale pour la France est un peu comme le nuage de Tchernobyl qui s’arrêtait à la frontière.

Même les Américains et  les Britanniques qui ont affiché des performances remarquables depuis 2011 commencent à reconnaître que la bonne santé de leurs économies est très artificielle. Leur industrie financière est retombée dans les mêmes dérives qu’auparavant, alimentée par les même outrances monétaires. Les leçons n’ont pas été tirées. Les chiffres sur l’emploi qui sont utilisés dans la communication officielle sont évidemment biaisés et dissimulent des nouvelles beaucoup moins bonnes mais généralement pas reprises par la presse politique. N’empêche que les experts et les analystes, eux, savent qu’aux États-Unis les mises en chantiers, les permis de construire, les commandes de biens durables, les commandes à l’industrie, et la production industrielle, tous ces indicateurs sont à la baisse depuis Avril. Même phénomène inquiétant en UK  où les ventes au détail, et  les rentrées fiscales, sont à la baisse depuis deux mois …

Alors quand la Maison Blanche se félicite d’un taux de chômage tombé à 6,3%   de la population active  en juin, le US Bureau of Labor Statistiques précise que le taux des sans-emplois (l’indicateur U6), qui intègre ceux qui travaillent un peu (moins de 6 heures par semaine) mais qui voudraient bien travailler davantage, était de 12,4%… les démocrates et les républicains connaissent ces chiffres et savent bien que le Tea-party recrutent dans ces populations-là.

En Grande-Bretagne, le cabinet du Premier ministre peut se glorifier d’un taux de chômage ramené à 6,6%, mais s’abstient de donner des leçons aux Européens dans la mesure où il y a plus de 8 165 000 personnes à temps partiel (moins de 16H de travail par semaine) pour 22 000 000 qui travaillent à temps complet. Le tiers de la population active ne travaillent pas à temps complet alors qu’elle le voudrait.

Cette situation tempère singulièrement l’image de deux économies qui auraient trouvé la voie de la rédemption grâce à une politique monétaire ultra volontariste.

A la veille du week-end dernier, une convention de banquiers américains qui réagissaient aux prévisions pessimiste de l’institut de management suisse IMD, a convenu que la politique des QE (assouplissement quantitatif monétaire), conduite par les banques centrales, n’avaient pas généré grand-chose dans l’économie réelle, en dehors de la hausse spectaculaire du prix des actions dans les pays occidentaux et des prix de l’immobilier dans des régions comme le Brésil, le Canada , la Grande-Bretagne. Mais personne n’imagine pour autant un changement brutal qui aurait pour effet d’aggraver le risque de repliement.

Tout se passe comme si le monde avait été drogué pour surmonter le choc des subprimes et que l’addiction est telle qu’on ne peut guère débrancher les perfusions de morphine. Le risque d’overdose est donc évident sans parler des chocs politiques et sociaux aux États-Unis à l’approche de la présidentielle.

L’institut IMD s’attend donc à un effondrement des marchés financiers au printemps 2015. Cet effondrement entrainera un choc de confiance avec risque de blocage du marché du crédit … etc.

Ce scenario-là, qui est un peu la reproduction de celui de 2008 répondrait à trois séries de facteurs.

Première  série de facteurs, la surchauffe des marchés financiers. Tout le monde trouve les hausses boursières normales, or elles ne correspondent à rien de tangible. Elles sont principalement spéculatives. Le Dow Jones touche actuellement les 17 000 points et le Nasdaq a encore progressé de 30 points en un an. Les autres marchés occidentaux ont plus ou moins suivi ce mouvement spéculatif avec beaucoup de volatilité. Or la valeur boursière est sans aucun rapport avec les performances économiques. Les résultats de l’an dernier comme ceux du 1er semestre sont  décevants. C’est bien la preuve que la création monétaire n’a pas contribué à créer de la richesse réelle, mais a principalement servi à enrichir l’industrie financière de Wall Street ou de la City en donnant l’illusion d’un enrichissement. Mais tout le monde s’attend à une correction de ce phénomène  d’ici à un an. Les investisseurs ne peuvent pas continuer à prendre autant de risque.  Comme chacun espère être le dernier à sauter du train, la correction comme souvent peut être brutale. Quelques gérants commencent cependant  à conseiller leurs clients pour qu’ils prennent  leurs bénéfices.

Seconde série de facteurs, une correction identique des prix de l’immobilier dans les pays qui connaissent une hausse de prix inhabituelle. Au Brésil, au Canada, et surtout en Grande-Bretagne , la hausse des prix de l’immobilier ne correspond pas à une hausse de la demande (ce qui, après tout serait relativement sein) mais à une surabondance de crédit pas cher.

Troisième  série de facteurs, un accroissement des risques de défaillance bancaire un peu partout dans le monde y compris en Chine (à cause de l’immobilier) et qui recycle une partie de ses excédents en Occident. Le risque bancaire aggravera le risque de la dette publique dans les pays qui n’ont pas restructuré assez rigoureusement leur gestion budgétaire. Ce qui est le cas de la France.

Ajoutons à ce scenario le fait que les crises liées à un déséquilibre de la création monétaire par rapport à la création de richesse surviennent environ tous les sept ans. L’amplitude du cycle est de 7 ans. En 1994, la bulle obligataire… En 2001, la bulle internet … en 2008 la crise des subprimes…En 2015, on pourrait donc connaitre l’éclatement d’une nouvelle bulle financière mais dont les répercussions économiques seraient d’autant plus graves que les structures n’ont pas été réformées.

Les premiers signes avant-coureurs de cette nouvelle crise montrent bien que le système bancaire américain n’a toujours pas amélioré ses conditions de sécurité et que la banque centrale ne peut pas exonérer l’appareil de production d’organiser une meilleure compétitivité de ses produits.

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Les 3 raisons pour lesquelles le 14 juillet va être désespérant

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Qu’est-ce que le président va bien pouvoir dire et raconter aux Français pour le prochain 14 juillet ? Rien d’encourageant. Il est président d’un champ de ruines. La situation économique est désastreuse. La situation politique est dévastée. Les milieux d’affaires ne décolèrent pas devant un tel gaspillage. Les partenaires sociaux sont écœurés par le comportement du politique et l’état du dialogue social.

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Piketty : on achète le livre parce que c’est chic, on ne le lit pas parce que c’est ch****

fré

Curieux tout de même. Le Wall Street journal rapporte une étude réalisée par Amazon qui confirme le succès du livre « Le capital au XXI siècle » écrit par le Français Thomas Piketty. Le bouquin s’est très bien vendu, mais il indique aussi que les acheteurs s’arrêtent à la 26e page et abandonnent ce livre qui compte plus de 700 pages.

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La démocratie française en pleine auto-destruction mais qui saurait encore la sauver ?

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La démocratie est sérieusement en danger. D’abord parce que les hommes politiques se comportent mal, mais surtout parce qu’on ne sait pas faire fonctionner le système de la démocratie en période de crise. Les responsables politiques sont incapables, donc le système a tendance à s’autodétruire.

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Les dix entreprises françaises que les Américains voudraient bien mettre dans leur poche

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Les grandes entreprises et les grands investisseurs américains ont tellement d’argent à investir qu’ils ont ciblé des proies possibles en Europe. Voici la liste des dix Françaises qui pourraient être les plus convoitées. C’est aussi la liste des dix entreprises qu’il faut acheter en bourse avant qu’elles ne soient trop chères.

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Ultimatum des patrons au gouvernement : les trois raisons pour lesquelles ils sont si pressés

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Les organisations patronales (huit au total) ont écrit au président de la République pour lui demander d’apporter la preuve qu’il fera bien les réformes annoncées. Jusqu’à présent, rien n’a été fait. Et devant la fronde des parlementaires, les chefs d’entreprise  pensent que rien ne sera fait non plus à l’avenir. Ils craignent qu’on aille à la catastrophe économique et sociale.

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L’effacement relatif devenu absolu : la semaine où François Hollande est devenu invisible et inaudible

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La semaine du président a encore été compliquée. Il a beau parler et agir, personne ne l’écoute plus. Mardi dernier, il donne une interview à France Info… Et personne ne se souvient de ce qu’il a annoncé. Jeudi, il adresse un projet de relance en Europe de 1000 milliards, aucune réaction. Vendredi sommet pour désigner le président de la Commission, c’est Matteo Renzi et Angela Merkel qui font le job… Un effacement que l’on pourrait encore tolérer s’il n’était que relatif, mais qui devient préoccupant dans les proportions actuelles.

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François Hollande est vraiment le dernier à croire à la reprise économique

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C’est assez incompréhensible et d’ailleurs personne ne comprend. François Hollande persiste à croire possible une reprise de l’économie française cette année. Tous les chiffres, tous les indicateurs et toutes les prévisions prouvent le contraire. A tel point que la France va rester la seule économie de la zone euro en panne de croissance.

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Les petites combines de l’État pour diminuer le déficit

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Le gouvernement, qui a présenté mercredi 25 juin le projet de loi de finances intégrant le pacte de compétitivité, échafaude aussi un tas de combines juridiques, budgétaires et fiscales pour diminuer le déficit public et le ramener comme promis à 3% du PIB l’année prochaine.

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Manuel Valls est le seul à pouvoir sauver le soldat Hollande… enfin presque

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L’été sera meurtrier pour le président de la République. « Quand tout va mal, on ne peut compter que sur sa famille », dit le proverbe. Pour François Hollande, ça n’est même plus le cas. Il a découragé tout le monde. Le seul à pouvoir le sauver, c’est son adversaire de l’intérieur, le Premier ministre.

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