Avec son de gaz de schiste, Gallois va empoisonner François Hollande

Le rapport Gallois n’a pas fini d’empoisonner le débat politique de la gauche et la vie de François Hollande. D’abord, Louis Gallois confirme la nécessité de créer un choc de compétitivité de 30 milliards. Ensuite, il suggère de financer cette baisse de charge par des économies sur la dépense publique. Enfin, il admet la nécessité d’améliorer la compétitivité hors-coût. Bien évidemment, cette amélioration doit se faire, selon le rapport, par l’innovation, la recherche, une réorientation de l’épargne et le renforcement des grandes filières industrielles. Mais Louis Gallois insiste surtout sur l’obligation d’alléger les frais généraux de l’Etat : baisse des dépenses publiques, autorisation d’exploitation du gaz de schiste.  Les États-Unis ont pratiquement gagné leur indépendance énergétique grâce à l’exploitation du gaz de schiste. La France a des réserves considérables mais interdit son exploitation pour des raisons vaguement écologiques. François Hollande s’est engagé à ne pas ouvrir ce dossier. Louis Gallois, proche de la gauche, invite la majorité à briser des tabous : TVA, dépenses publiques, énergie…  L’ancien patron d’EADS ne manque pas de courage. Encore faut il qu’il soit écouté.