Banques espagnoles : Ce que ça coûte au contribuable français

20 milliards d’euros, c’est ce que va coûter à la France la participation au plan de sauvetage des banques espagnoles.

L’Etat espagnol va recevoir jusqu’à 100 milliards d’euros sous forme de prêt. Cet argent va être apporté par les organismes européens qui ont été créés pour venir au secours des états en difficultés : Le FESF et le MES. Mais ces organismes européens sont eux même garantis et financés par les pays de la zone euro qui en sont les actionnaires. Les deux plus gros contributeurs sont l’Allemagne et la France qui en possèdent 27% et 20%. Pour les banques espagnoles l’Allemagne va donc garantir 27 milliards d’euros et la France 20 milliards. C’est 1000 euros d’endettement supplémentaire par contribuable français.

Les sommes allouées aux banques espagnoles sont prêtées et garanties par des engagements de restructurations et des hypothèques. On devrait assister dans les prochaines semaines à des nationalisations de banques, des ventes de filiales et des ventes d’actifs. Les Espagnols ont un immobilier considérable, ils vont aussi les mettre dans la balance mais, entre nous, des immeubles à peine terminés sur la Costa Brava ne valent pas très cher.

Il faut être réaliste, comme en Grèce, on risque fort de ne jamais revoir cet argent. C’est donc une fois de plus le contribuable des pays européens riches qui en dernier ressort paiera pour que l’Espagne survive. Depuis le début de la crise, le total des aides aura atteint 500 milliards d’euros : 240 milliards pour la Grèce, 100 pour l’Espagne, 85 pour l’Irlande et 75 pour le Portugal. 500 milliards d’aides sans aucune garantie de rétablissement, ça s’appelle la mutualisation des dettes.