Croissance, emploi, pouvoir d’achat : Tout est mou !

Une croissance molle, de l’inflation et du pouvoir d’achat en moins, il y a des matins où tous les chiffres se mélangent un peu, et c’est vrai que l’on a parfois du mal à y voir clair. Alors, puisque c’est la vocation de ce blog, on va faire simple :

Une croissance molle :
Au 1er trimestre, l’activité a redémarré un peu avec un PIB à 0,6 %. Tout le monde était content parce que si ça continuait cela nous mettait à 2,4 % à la fin de l’année : L’eldorado. Mais dans les faits, ce n’est pas tout à fait cela. La croissance du premier semestre est encore dans les effets de la prime à la casse dans l’automobile et les reconstitutions de stocks. Mais depuis, on a débranché beaucoup de perfusions. L’immobilier va stagner, les taux d’intérêt monteront, au deuxième semestre, la croissance va retomber à 0,4 % et l’année 2011 sera molle.


Cette croissance molle n’est pas créatrice d’emplois :
Et sans emplois vous n’avez pas de vrai redémarrage de la consommation. D’autant que l’état fait des efforts pour se serrer la ceinture en réduisant son déficit.


Cette croissance molle s’accompagne d’un risque d’inflation :
On estime un risque d’inflation à 1,9 % sur l’année. Une inflation importée sur l’énergie et sur les matières premières, d’où la hausse des taux d’intérêt pour refroidir tout cela.


L’équation est simple : Une reprise molle, pas d’emplois, de l’inflation, c’est du pouvoir d’achat en moins.


Que peut faire le gouvernement ?

Pas de pouvoir d’achat, c’est explosif sur le terrain social et politique. Le gouvernement est coincé du côté des salaires, il ne peut pas imposer aux entreprises d’augmenter les salaires dans le privé, il ne peut pas majorer les rémunérations dans la fonction publique.
Actuellement, il réfléchirait à trois idées :
– Renforcer la participation et l’intéressement
– Booster les négociations syndicales
– Instaurer une prime spéciale distribuée aux salariés en cas de dividendes. On généraliserait les bonus.
C’est très intéressant car politiquement ça coupe l’herbe sous le pied des socialistes.