Croissance, MES, union bancaire : Ce qu’il faut retenir du sommet de Bruxelles

Les dirigeants de la zone euro, réunis en sommet à Bruxelles jeudi et vendredi, se sont mis d’accord pour aider l’Italie et l’Espagne à se financer et pour relancer l’économie avec un pacte de croissance. Ils ont aussi abordé le renforcement de l’union bancaire européenne.

A l’issue d’une longue nuit de négociation à Bruxelles, le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, a annoncé la mise en place d’un dispositif permettant de recapitaliser directement les banques grâce au MES. Il s’agissait d’une demande forte de l’Espagne et de l’Italie, qui cherchaient à éviter que les plans de sauvetage de leurs banques n’alourdissent les dettes publiques. Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu’ici à l’opposition de plusieurs pays, en particulier l’Allemagne.

Autre avancé significative, l’adoption d’un pacte de croissance de 120 milliards d’euros prévu pour stimuler la croissance et le marché de l’emploi en Europe. Un projet cher à François Hollande, qui en avait fait un thème de campagne. Le pacte de croissance passera par une augmentation de la capacité de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 60 milliards. 55 autres milliards viendront de la réaffectation de fonds structurels non utilisés, et 5 milliards seront des projects bonds lancés cet été pour financer des infrastructures de transport et d’énergie.

Les dirigeants européens ont également dessiné les contours de l’Union économique et monétaire. On sait désormais qu’elle se fera à 27 et que ce renforcement s’appuiera sur quatre piliers: un cadre financier, un cadre budgétaire, un cadre en matière de politique économique et un renforcement du contrôle démocratique. Un rapport sera rendu en octobre. A l’issue du sommet, l’euro a nettement rebondi à Tokyo peu après les annonces de la zone euro.