Espagne : Risques de tempête en zone euro

65 milliards d’euros, c’est le nouveau plan de rigueur que l’Espagne va devoir mettre en place pour garantir l’obtention de l’aide européenne aux banques espagnoles.

Il est furieux Mariano Rajoy. En même temps, il faut naïf pour penser que l’Europe allait allonger 100 milliards d’euros d’un claquement de doigt pour sauver les banques espagnoles. En effet, si l’Espagne veut profiter de cette aide européenne,  elle devra en contrepartie se serrer la ceinture à hauteur de 65 milliards d’euro. Le reste sera garanti par les banques. Dans cette situation, les Espagnols se retrouvent encore plus asphyxiés. Une situation pénible aussi pour ceux qui paient les factures : les 100 milliards d’euros, il faut les trouver. L’Allemagne financera l’aide à hauteur de 40 milliards  d’euro. C’est elle qui a demandé les contreparties. Ensuite, c’est la France qui se positionne comme le deuxième gros contributeur. Les responsables politiques commencent d’ailleurs à trouver que la solidarité c’est bien, mais que ça coute cher.

Tout cela montre que la zone euro est embourbée dans ses principes. Elle est incapable de mettre en place des mécanismes de solidarité décidés à Bruxelles. Il faudra bien qu’un jour chacun prenne ses responsabilités. Les banques espagnoles ont fait des bêtises. Quand une entreprise fait des bêtises, les dirigeants et les actionnaires paient les pots cassés. Au nom de quoi, faudrait-il que les contribuables allemands ou français viennent payer pour des dirigeants espagnols qui se sont mal conduit. La question va se poser de plus en plus. Tant que les politiques n’y auront pas répondu, la zone euro sera classée zone de tempête.