Euro 2012 : Si la France gagne, la crise est finie !

Coup d’envoi vendredi de l’Euro 2012 de football. Des milliers de supporters sont attendus dans les stades et des millions de téléspectateurs seront devant leur écran. Selon une étude, une victoire française aurait des effets bénéfiques contre la crise que nous traversons.

Et si l’Euro sauvait notre euro ? Dans une note d’analyse intitulée « Soccernomics 2012 », la banque ABN Amro s’est penché sur la question et explique que ça dépendrait du gagnant. Si c’est la Pologne, l’Espagne, l’Italie ou la Grande-Bretagne, ça ne règle rien. Le seul pays dont la victoire  pourrait sauver notre monnaie unique c’est… la France ! Pourquoi ? Parce que la France est sur le file du rasoir. Elle peut tomber d’un coté ou de l’autre. Si elle gagne, elle est sauvée. Si elle perd, l’euro est perdu. « D’un point de vue économique, le meilleur résultat tiendrait dans une victoire de la France« , écrit ABN Amro. « A l’inverse, une victoire de l’Angleterre, de la Suède ou du Danemark ne ferait qu’encourager les eurosceptiques« , selon elle.

En attendant, la compétition reste une très bonne affaire économique. Pour l’UEFA, l’Euro 2012 va générer des recettes de 1,3 milliards d’euros : 840 millions sont issus des droits de retransmission TV, 390 millions de droits commerciaux (les tee-shirts, logos aux entreprises…) et 120 millions de billetterie. Les recettes sont importantes, mais les dépenses aussi. Une grande partie de cet argent, 700 millions d’euro, revient aux pays organisateurs au titre des locations des stades, frais de sécurité… Ensuite, l’UEFA verse 200 millions de primes aux équipes participantes. Compte tenu des frais généraux, il lui reste donc environ 400 millions d’euros.

Pour la Pologne qui co-organise la compétition avec l’Ukraine, le bilan est correct. Le pays aura dépensé près de 40 milliards d’euros en équipement et en infrastructure. Une grande partie a été payée soit par l’Europe soit par des investisseurs privés qui considèrent que la Pologne est un pays vertueux. Pour l’Ukraine, c’est une catastrophe financière. La dépense est de 30 milliards environ, mais les équipements ne sont pas terminés et pas financés. La dérive anti-démocratique de ce pays a dissuadé les financements privés. L’Ukraine se retrouve donc avec une dette colossale. En économie comme au football, il y a des gagnants et des perdants.