Europe : Tout fout le camp

La Grèce a été placée par les agences de notation comme la zone géographique la plus spéculative du monde. Cela signifie que personne ne veut plus prêter un centimes à la Grèce. Sauf à des prix exorbitants. Concrètement, la Grèce n’a plus de quoi fonctionner à la fin de ce mois et le risque de faillite est de plus en plus évident. La Grèce pourrait donc demander une restructuration de sa dette c’est à dire abandonner des créances et dire à ses banquiers qu’ils ne seront jamais rembourser.

Pour éviter cette situation désastreuse les européens doivent débloquer une nouvelle aide massive. Environ 50 milliards d’euros. Mais pour ce faire deux conditions :

– Obtenir l’aide du FMI. Mais depuis le départ de Dominique Strauss-Kahn, c’est plus difficile.

– Obtenir un nouveau plan de gestion des finances publiques grec. Athènes est prêt à promettre tout et n’importe quoi mais on sait que le gouvernement n’a pas les moyens de tenir ses promesses.

L’autre problème, c’est l’apparition de fragilité inquiétante en Italie. Standard and Poors a abaissé la perspective de sa note de crédit. C’est un avertissement sérieux au gouvernement italien pour l’inviter à redresser ses finances publiques. On voit bien que l’Europe toute entière est envahie par des métastases de dettes souveraines : l’Irlande, le Portugal, la Grèce, l’Espagne,  l’Italie.

Des solutions ?

La seule solution serait de mettre en œuvre dans tous ces pays des plans de redressement. La solidarité européenne ne peut jouer que si chacun respecte des règles de bonne gestion. C’est la demande des Allemands. Ce sera aussi la demande du FMI. Les partenaires du FMI se méfient du laxisme des européens et le successeur de DSK qui sera nommé dans les semaines suivantes va devoir donner de sérieuses garanties sur la politique qu’il suivra en faveur des européens. Mme Lagarde a toutes ses chances à condition qu’elle n’apparaisse pas trop comme l’avocate des Européens.