Faillite de la Grèce : Les scénarios possibles

Après une journée noire sur les marchés boursiers et les déclarations des dirigeants Allemand au sujet de la Grèce, le pire scénario n’est pas à exclure.

Cessez de demander si « la Grèce peut faire faillite ». La vraie question est désormais  « quand va-t-elle faire faillite » ! Le fait nouveau depuis vendredi, c’est que l’on sait que la Grèce ne pourra jamais rembourser ce qu’elle doit. C’est d’ailleurs pour cette raison que les banques européennes sont aussi sévèrement sanctionnées. Elles seront pénalisées au prorata de leurs engagements.

Jusqu’à maintenant, on a fait semblant de croire que la Grèce allait tenir debout. Jusqu’à maintenant, on a cru pouvoir l’aider. On s’aperçoit que ça ne marchera pas. Les européens ne sont plus d’accord pour payer à fonds perdus, Allemagne en tête. C’est elle paie la plus forte contribution.

A partir de là, on voit se dessiner trois scenarios :

– Le plan A, consisterait à organiser la faillite ou le défaut de paiement  en maintenant la Grèce dans la zone Euro. On appellera ça une restructuration, un défaut de paiement. On se partagerait les factures. Cela coûterait cher aux banques qui ont prêté à la Grèce.

– Le plan B, consisterait à déclarer la faillite de la Grèce et à la sortir de la zone Euro, si les états européens se rendent compte qu’elle est décidément incapable de respecter la discipline. C’est un scenario qui n’est pas exclus.

– Le plan C est le scénario du pire. Si aucun des plans précédents ne pouvait s’organiser pour des raisons politiques, on ne peut pas exclure que l’Allemagne décrète sa propre sortie de l’Euro. Considérant qu’elle ne peut pas prendre en charge les autres pays. C’est plausible, c’est compliqué, mais ce n’est pas impossible.

L’Allemagne mène le débat.

L’Allemagne aujourd’hui est coupée en deux. D’un coté il y a Angela Merkel qui fait tout pour protéger l’union Européenne. De l’autre, il y a l’aile libérale à laquelle appartient son ministre des Finances qui plaide pour une sortie de l’Euro. L’avenir de l’Europe dépend de ce débat politique.