Grèce : Vers un abandon de 50% de la dette

Des négociations ont lieu en ce moment à Bruxelles au sujet de la Grèce. Il pourrait en résulter un abandon d’une partie de la dette.

Va-t-on oublier et passer en perte la moitié de l’endettement grecque ? C’est le résultat probable d’une négociation qui a commencé aujourd’hui à Bruxelles. Théoriquement, cet abandon de créances se fera sur la base du volontariat  entre 30 et 50 %. Néanmoins, chacun sait que la négociation se terminera par l’obligation de s’assoir sur 50%.

En Grèce, la dette publique atteint 330 milliards. Il n’en restera que la moitie à rembourser, c’est une bonne journée pour les grecs. Pour les banquiers en revanche, ça va coûter la moitié de ce qu’ils ont prêté.

-BNP-Paribas a prêté 5 milliards d’euros. Elle va en perdre 2.5.

-Société Général a prêté 2,6 milliards d’euros. Elle peut perdre 1.3.

-Crédit Agricole a prêté 600 millions d’euros. Elle peut perdre 300 millions.

-BPCE a prêté 1,2 milliards. Elle peut perdre 600 millions.

Ces pertes, il faudra les ajouter à celles qu’il faudra passer sur les autres risques qui alimentent la perte de confiance et poussent certains à réclamer un renforcement des fonds propres des banques. Mais on ne sait pas quel montant, ni selon quelles modalités.