Hausse de la TVA : Quand Matignon demande aux ministres de déformer (un peu) la réalité…

Afin de palier les « couacs » gouvernementaux dans les médias, les services de Matignon envoient désormais aux ministres des éléments de langage chaque soir. Ainsi, les invités des matinales ont a disposition le discours officiel. Le magazine l’Express s’est procuré celui qui a été envoyé le jour de la présentation du pacte pour la croissance qui fait suite au rapport Gallois. Problème, le document n’est pas d’une vérité absolue, notamment l’argument sur la hausse de la TVA. Dans ce document intitulé « L’essentiel , Matignon demande de justifier la hausse de la TVA par le fait qu’elle serait compensée par la baisse du taux sur les produits de première nécessité. Mais la réalité est tout autre. La baisse du taux de 5,5% à 5 % va rapporter environ un milliard d’euros aux consommateurs, quand la hausse des deux autres taux va leur coûter 7 milliards ! Le premier taux passe de 19,6 à 20% et le second de 7% à 10%. On imagine alors la tête qu’ont dû faire les ministres à la lecture du document, en sachant qu’ils devaient dès le lendemain, présenter cette mesure comme une opération équilibrée.

Afin de palier les « couacs » gouvernementaux dans les médias, les services de Matignon envoient désormais aux ministres des éléments de langage chaque soir. Ainsi, les invités des matinales ont a disposition le discours officiel. Le magazine l’Express s’est procuré celui qui a été envoyé le jour de la présentation du pacte pour la croissance qui fait suite au rapport Gallois. Problème, le document n’est pas d’une vérité absolue, notamment l’argument sur la hausse de la TVA. Dans ce document intitulé « L’essentiel , Matignon demande de justifier la hausse de la TVA par le fait qu’elle serait compensée par la baisse du taux sur les produits de première nécessité. Mais la réalité est tout autre. La baisse du taux de 5,5% à 5 % va rapporter environ un milliard d’euros aux consommateurs, quand la hausse des deux autres taux va leur coûter 7 milliards ! Le premier taux passe de 19,6 à 20% et le second de 7% à 10%. On imagine alors la tête qu’ont dû faire les ministres à la lecture du document, en sachant qu’ils devaient dès le lendemain, présenter cette mesure comme une opération équilibrée.