L’été étonnamment tranquille du couple euro-dollar

LaTribune.fr

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Alors que tout au long du mois d’août une intense agitation s’emparait des marchés financiers et que les investisseurs, tétanisés par l’aversion au risque, se ruaient sur les emprunts d’État les plus liquides, provoquant un « rally » obligataire inattendu, l’enfant terrible du marché des changes – la paire euro?dollar – restait quasiment imperturbable. Bloqué dans une étroite fourchette, allant de 1,4050 à 1,4550, le couple ne s’est jamais départi de son flegme, laissant à des monnaies de moindre envergure à l’échelle internationale, à l’instar du yen et du franc suisse, la charge de subir les coups de boutoir de la spéculation qui, elle, ne dort jamais. Même lorsque la Banque du Japon et la Banque nationale suisse sont sorties du bois pour freiner l’envolée de leurs monnaies respectives, la parité euro-dollar est restée de marbre. Lundi, avant dernier jour du mois, l’euro évoluait vers le haut de l’étroit couloir, juste au-dessus de 1,45 dollar pratiquement tout au long de la séance, malgré la première bonne nouvelle émanant des États-Unis depuis longtemps, où les dépenses de consommation des ménages ont fait un bond de 0,8 % en août.