« La France n’a pas pris acte de la mondialisation », selon une étude

D’après un sondage du cabinet Ernst & Young, la France se montre réticente à la mondialisation mais possède pourtant de nombreux atouts économiques.

Que pensent les décideurs mondiaux de l’attractivité française ? C’est la question qu’a posé le cabinet d’audit Ernst & Young à des investisseurs et à des chefs d’entreprises de 26 pays. Le résultat est sans appel : La France a de sérieux atouts pour créer de l’activité mais rechigne à adapter son système à la mondialisation. Selon l’étude, les décideurs interrogés notent trois atouts français : « ses spécificités sectorielles comme l’aéronautique, les biotechnologies ou le luxe, sa capacité d’innovation et une bonne accessibilité internationale ». En conséquence, elle bénéficie d’un niveau d’attractivité élevé et constant : 45% des investisseurs jugent cette attractivité « satisfaisante », et 25%, « très satisfaisante ». Enfin, 68% des sondés considèrent qu’une ré-industrialisation du pays est possible.

Cependant, la France « doit prendre acte de la mondialisation » si elle veut conserver sa place dans le groupe des leaders mondiaux de l’économie, estiment les décideurs. Pour 43% d’entre eux, le pays est encore inadapté, par rapport à ses concurrents et fait preuve de carences, déjà soulignées dans les éditions précédentes de ce baromètre. L’étude  explique que l’hexagone doit « adapter son cadre administratif, législatif et financier, aux besoins des entreprises. Mais aussi offrir aux PME un environnement qui leur permet de croître à l’international, promeut l’esprit d’entreprise et comble son déficit d’image auprès des investisseurs des puissances émergentes ».

Pour les investisseurs, il y a trois priorités françaises : réduire ses coûts, améliorer ses compétences et se concentrer sur la recherche et l’innovation. En 2011, le territoire français a attiré 540 nouveaux projets quand son voisin allemand en a enregistré 597.