La nouvelle révolution digitale place Google en tête de toutes les entreprises mondiales, devant Apple

Google est devenu cette nuit, l’entreprise la plus chère du monde, devant Apple. C’est le signal d’une nouvelle révolution digitale…

La mutation technologique vient de franchir une nouvelle étape. La performance de Google sur Apple est un marqueur de changement considérable dans cette industrie et son impact sur la vie des habitants de la planète.

Google, le moteur de recherche mis au point, il y a moins de 20 ans au fond d’un garage dans une petite maison de la Silicon Valley près de San Francisco, cette entreprise qui n’a pas coûté au tout début 100 dollars à ses fondateurs est désormais depuis la nuit dernière l’entreprise la plus chère et par conséquent la plus puissante financièrement. Pour être exact c’est la maison mère Alphabet qui a été créée beaucoup plus tard afin d’abriter, outre Google, le moteur de recherche que connaît tout le monde, une multitude de filiales plus ou moins grosses qui développent des applications dans tous les domaines, la connectique, le transport, et surtout a lancé des programmes de recherche sur la e-Santé, domaine où le potentiel de croissance paraît considérable.

Google vient donc de doubler Apple. Apple, créée elle aussi dans les années 1990, a redescendu une marche depuis que la société a reconnu que la croissance du chiffre d’affaires avait fléchit. L’iPhone 6 le dernier modèle passionne les foules mais les foules prêtes à dépenser entre 600 et 800 euros pour s’acheter le dernier modèle de Smartphone dont les performances ne sont pas très différentes du modèle précèdent se font moins nombreuses…

Le changement ne s’arrête pas à un jeu de chaise musicale entre Google et Apple sur le podium des champions mondiaux de la technologie. Il faudra regarder du côté de Microsoft qui pourrait retrouver assez rapidement son leadership, et Facebook qui se place depuis janvier dans le trio de tête, alors qu’Amazon aussi, a perdu un peu de sa valeur.

Ces changements ne sont pas marginaux, ils marquent une nouvelle mutation dans la chaîne de ceux qui peuvent prétendre à gouverner le monde.

Au début du siècle, au cours de la révolution numérique, ce mariage improbable entre l’Internet et le micro-ordinateur, entre le téléphone et le mobile… les champions du monde étaient fabricants de matériel, de hardware, on les trouvait en Amérique, bien sûr et surtout en Californie ou à Seattle. Il y avait Microsoft qui permettait aux micro-ordinateurs de fonctionner, il y avait Dell qui fabriquait le micro, puis Apple et son célèbre Macintosh, qui est venu mordre les chevilles de Windows. Mais il y avait aussi Intel (Inside), Nokia, et puis encore et toujours Apple avec ses smartphones élevés au statut de produits de luxe.

Tous des nouveaux riches de la technologie régnaient sur WallStreet et sur la planète. Après l’éclatement de la bulle Internet dans les années 2000, les très grands ont survécu et ont pris la gouvernance du secteur.

Du coup, Apple et ses iPhone est devenu le maître du monde incontournable, l’entreprise la plus rayonnante et la plus puissante en valeur c’est-à-dire en force de frappe financière. Laissant loin derrière, les super-riches de l’époque précédente qu’étaient les pétroliers ou les constructeurs automobiles.

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Aujourd’hui qu’est ce qui se passe ? Google, un moteur de recherche, et Facebook sont devenus les entreprises les plus chères de l’histoire et du monde. De façon très claire, les investisseurs et les clients privilégient les entreprises qui sont capables d’offrir des services Internet. Du même coup, les mêmes investisseurs et les mêmes clients se  désintéressent des fabricants de Hardware.

Le virage est passionnant. Apple, la société emblématique de ces 20 dernières années, celle dont on pense qu’a le plus changé la vie de millions d’êtres humains, Apple perd son avance. Une entreprise comme Amazon, qui provoque tous les jours la grande distribution mondiale, et elle-même en mutation. les analystes estiment que son avenir dans le e-commerce dépendra de sa capacité à investir dans des vrais magasins, mais aussi dans les services digitaux, ce que le groupe commence à faire dans tous les domaines.

Alors que les aristocrates du secteur sont fatigués, les pureplayer de l’Internet, fournisseurs de service ou d’information explosent. Google est l’emblème de cette nouvelle révolution et Facebook est dans sa roue. Mais, derrière les fabrications d’application ou les entreprises dont l’activité consiste principalement à concevoir et gérer un logiciel d’application explosent dans le monde entier : Google donne naissance à quantité de services informatiquesFacebook s’y met … et partout  l’application Uber fait un tabac, Blablacar (une invention française), les centrales de réservation booking.com, Airbnb, les cartes GPS, ont permis l’éclosion de nouveau métier. Ne parlons pas de tout ce qui va se passer dans la connectique, la banque, l’assurance, et la sante.

Le changement est tellement évident qu’Apple et Microsoft se sont lancés avec des investissement considérables dans les services web et le i-clouding, qui permet de stocker et de gérer les données.

Le changement ouvre sur un monde qui n’existait pas il y a dix ans. Aujourd’hui, 60 % des dépenses (c’est-à-dire en gros 60% du PIB) se fait avec des produits, et des services qui n’existaient pas il y a dix ans. Tous secteurs confondus.

On peut dire qu’à la vitesse où tout évolue, 60% des activités de services et l’industrie qui animeront l’activité, n’existent pas aujourd’hui et sans doute n’en n’avons-nous aucune idée. Plus intéressant encore, on n’a sans doute pas besoin, ou envie de ces produits et services qui apparaîtront sans 10 ans , mais dès que nous les aurons testés , ils nous deviendront indispensable . On est au cœur de la économie d’offre.

Dans les années 1990, quand les opérateurs essayaient de vendre les programmes de téléphonie mobile, personne n’en voulait. Pourquoi acheter un appareil qui rendrait les mêmes services qu’ un téléphone fixe. Personne. Les clients éventuellement intéressés étaient équipés de Radiocom 2000. Aujourd’hui, il y a 88 abonnés alors que nous ne sommes que 66 millions en comptant les bébés qui ne parlent pas et les personnes très âgées qui ne se souviennent pas à quoi ça peut servir.

<--pagebreak-->Le téléphone mobile est devenu incontournable, oui. Mais à cause des services qu’il porte. D’où le succès de Google, de Facebook et des autres. Personne n’avait vu venir cette mutation et pourtant, elle paraît presque évidente. Ce qui a de la valeur, c’est le contenu. Pas le contenant.