Net recule du déficit de l’État français

Le déficit du budget de l’Etat a reculé de 3,8 milliards d’euros en février sur un an, à 24,2 milliards d’euros, grâce notamment aux recettes exceptionnelles tirées de l’attribution des fréquences de la téléphonie mobile 4G, a annoncé vendredi le ministère du Budget.

Les dépenses au 29 février ont en revanche progressé plus rapidement qu’un an plus tôt, en raison d’un « rythme plus soutenu de comptabilisation » qui reste cependant « conforme à la prévision », assure Bercy dans un communiqué. La réduction du déficit de l’Etat doit concourir à celle des déficits publics, qui comprennent également ceux de la Sécurité sociale et des collectivités locales. Ramenés l’an dernier à 5,2% du Produit intérieur brut, ils doivent être encore abaissés pour ne plus atteindre que 4,4% du PIB cette année et 3% en 2013.

Fin février, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) ont atteint 63,6 milliards d’euros contre 57 milliards au 29 février 2011, « leur rythme de croisière ». Bercy précise que les ministères ont « pu démarrer leur gestion plus rapidement », le système informatique Chorus en ayant terminé avec ses déboires. Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établies à 45,4 milliards d’euros contre 40,2 milliards l’an dernier, une « évolution positive cohérente avec les prévisions ».
Cette progression est principalement portée par les encaissements d’impôt sur le revenu et de taxe sur la valeur ajoutée, tandis que les encaissements d’impôt sur les sociétés ne sont pas significatifs, dans l’attente des versements du premier acompte en mars et du solde en avril, précise le ministère du Budget. Le produit des recettes non fiscales enregistré à fin février s’élève à 2 milliards d’euros contre 569 millions à fin février 2011, résultant donc pour l’essentiel de la recette exceptionnelle enregistrée en janvier 2012 avec les fréquences de la 4G.

Le solde des comptes spéciaux s’établit quant à lui à -6 milliards d’euros à fin février, évolution qui « reste encore peu significative », exception faite de l’enregistrement, opéré en janvier 2012, de la quote-part des recettes de la 4G, selon le ministère du Budget.