Le Comex de l’info du vendredi 11 novembre: quelle réaction des chefs d’entreprises à l’élection américaine?

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Le Comex de l’info se réunit vendredi soir, 18 heures sur BFM Business, pour commenter l’actualité chaude de cette semaine dans le monde économique.

Aux côtés de Franck Riboud, Mercedes Erra, Présidente exécutive d’Havas Worldwide et Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. Un tableau intéressant pour les deux sujets qui nous attendent.

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Les milieux d’affaires sont secrètement contents de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche

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Donald Trump était insupportable, parce que politiquement trop incorrect, mais il incarne le rêve américain. Pour les milieux d’affaires, ça n’est pas la fin du monde. La campagne électorale de Donald Trump faisait sourire et frémir tout le monde, mais personne dans l’establishment américain n’avait cru possible la victoire d’un homme aussi vulgaire dans ses propos, aussi frustre dans son parcours et aussi incohérent dans son programme.

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En France comme aux Etats-Unis, les gouvernements sont débordés par les dépenses de santé sans qu’aucun candidat à la présidentielle n’ose en parler

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Aucune des grandes démocraties ne réussit à maîtriser les dépenses de santé. La régulation, qui obsède les Etats, est au cœur de toutes les campagnes présidentielles. Obama Care ou l’explosion des dépenses de santé a été au cœur de la campagne présidentielle américaine, puisque l’une des premières mesures promises par Donald Trump était de revenir sur la réforme du système de sécurité sociale installé par Barack Obama. Un système dont tout le monde reconnaît qu’il est devenu horriblement coûteux, compte tenu de l’explosion des dépenses de santé.

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A J-1 du choix des Américains entre Trump et Clinton, voilà comment s’organisent les financiers pour spéculer au mieux

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Depuis le début de la campagne présidentielle américaine, les financiers travaillent encore sur deux scénarios, selon la victoire de Donald Trump ou celle d’Hillary Clinton.

A moins de deux jours de l’élection présidentielle, les jeux paraissent faits. Hillary Clinton semble désormais en passe de gagner, surtout après que les dirigeants du FMI ont annoncé qu’ils allaient classer l’affaire des mails qui a déjà empoisonné toute la campagne.

Hillary Clinton sera donc sans doute la première femme présidente des Etats-Unis. Mais c’est la théorie. En pratique, les observateurs américains expliquent que les élections peuvent toujours ménager toutes les surprises possibles. Ils rappellent qu’à la veille du Brexit, ils pensaient que jamais les Britanniques n’allaient jamais franchir le Rubicon… et pourtant ils ont voté le Brexit.

Ce vote anglais a permis aux observateurs de mesurer à quel point les opinions publiques étaient traversées par des mouvements de contractions. Or, ces mêmes observateurs soulignent le fait que la clientèle de Donald Trump est très proche de celle qui a voté pour le Brexit. Même sociologie, même culture, mêmes inquiétudes, mêmes refus des élites, même frilosité à l’encontre des phénomènes migratoires et de la mondialisation.

Bref, les sondages donnent Hillary Clinton définitivement gagnante, mais les urnes n’ont pas encore dévoilé leur verdict.

Ce type d’incertitude est alimentée par l’inimitié que suscitent les deux candidats.

La grande majorité des Américains qui travaillent dans le business, la politique ou les médias n’aiment pas Donald Trump. Ils n’aiment pas le personnage, ses attitudes, son vocabulaire, et n’approuvent pas la plupart de ses idées et de ses projets.

Mais une énorme majorité n’aime pas non plus Hillary Clinton, qui n’est absolument pas populaire, par manque d’empathie, de charisme, etc.

Donc tout est possible et si Hillary Clinton est élue, elle le sera par défaut.

Cette situation est évidemment génératrice d’incertitude, et l’incertitude en général nourrit les financiers parce que le métier de financier est de profiter des ruptures.

Les financiers de Wall Street n’ont jamais eu de sympathie pour les candidats démocrates, mais comme le champion des Républicains ne leur plaît pas, ils choisiront à leur corps défendant Hillary Clinton.

Il n’empêche que dans un cas comme dans l’autre, ils ont ménagé leurs arrières. Deux scénarios :

1) Si Hillary Clinton gagne avec une majorité au Congrès, tout le monde s’attend à ce que les taux d’intérêt remontent enfin. A court terme, l’arrivée de Clinton est donc rassurante, d’où la hausse de Wall Street (on évite le pire du pire avec Trump). Mais à moyen terme, la hausse des taux renchérit le dollar, et ralentit l’activité, d’autant que Hillary Clinton va payer son élection par des dépenses sociales (un revenu minimum). Donc Clinton à la Maison Blanche promet une année 2017 médiocre pour les boursiers. Les financiers auront intérêt à se mettre sur le long terme et sur l’innovation.

2) Si Donald Trump gagne les élections, le dollar baisse, et le commerce extérieur américain en profite au niveau des exportations. C’est donc bon pour l’économie à court terme. D’autant que pour éviter une crise, la banque centrale peut renouer avec une politique généreuse. Donc en bourse, incertitude à très court terme, mais reprise spéculative en 2017 sous l’afflux des liquidités.

Pour cette raison monétaire, les financiers de Wall Street qui n’aiment pas Donald Trump ne seraient finalement pas trop mécontents de le voir arriver.

Trump c’est le booster des marchés spéculatifs.

Les Européens, qui sont tous bien élevés et politiquement très corrects, votent tous pour Hillary Clinton… Mais si, par une mauvaise surprise, les Américains installaient Trump à la Maison Blanche, ils s’accommoderaient du personnage et de la politique qu’il porte.

Trump, c’est le retour à l’identité américaine, c’est le repliement sur les USA, c’est presque du protectionnisme et c’est surtout du pragmatisme. Pour beaucoup de dirigeants américains, Trump c’est l’assurance d’avoir une Amérique qui ne se mêlera pas des affaires européennes. Ou alors, beaucoup moins qu’avec une administration Clinton.

Les jeux sont faits mais beaucoup se disent que tout est encore possible.

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Les tickets restaurants menacés par l’assaut d’une administration en plein délire technocratique

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La loi qui durcit les conditions d’utilisation des tickets de restaurant est passée. Encore un effort et l’administration, dans un excès d’interventionnisme délirant, va réussir à les asphyxier..

Ce qui se passe discrètement aujourd’hui sur les tickets restaurant est une caricature du pur délire bureaucratique qui va s’avérer complètement inutile sauf à agacer et pénaliser quelques 5 millions de salariés modestes qui n’ont pas besoin d’une tracasserie supplémentaire!!!

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