Paris est devenue la ville la plus attractive d’Europe, mais Anne Hidalgo n’y est pour rien...

Paris a pris la tête du classement des villes européennes les plus recherchées par les investisseurs immobiliers pour 2018. 

 

Tout a changé, la 29ème édition du MIPIM, qui se tient jusqu’à demain à Cannes, a sacré le grand retour de Paris dans la compétition internationale des grandes villes à laquelle se livrent les grands investisseurs en immobilier. Immobilier résidentiel, commercial ou de bureau.

Avec 291 milliards d’euros investis, l’Europe affiche en outre un bilan 2017 record et continue d’attirer les investisseurs internationaux. Les intentions d’investissements devraient permettre de dépasser ce record en 2018.

 

CBRE, leader mondial du conseil en immobilier d’entreprise, révèle dans son enquête annuelle « Global Investor Intentions Survey » réalisée à l’échelle mondiale auprès de plus de 1000 investisseurs quatre phénomènes très nouveaux :

D’abord, Paris, est devenue la ville la plus attractive d’Europe pour les investissements immobiliers.Ensuite, 2017 aura été une année d’investissements record en Europe, qui devrait être suivie par une année 2018 encore plus fructueuse.Enfin, l’immobilier logistique est pour la 1ère fois en tête, devant les bureaux et le résidentiel.Ajoutons à cela la montée en puissance des actifs alternatifs comme les résidences seniors ou étudiantes.

1er point : Paris, ville la plus attractive d’Europe pour les investissements immobiliers.

Dans un contexte économique et politique favorable, la capitale française attire désormais l’attention des investisseurs européens devant Madrid, Amsterdam, Francfort et Londres. En 5ème place ces 5 dernières années, Paris prend pour la première fois la tête du classement.

 « L’élection d’Emmanuel Macron, le Grand Paris et les JO 2024 ont permis à la France et notamment à Paris de recevoir un énorme coup de projecteur au niveau mondial. La France et Paris bénéficient d’un contexte très favorable pour les investisseurs, qui s’intéressent de plus en plus à notre marché », explique Fabrice Allouche, Président de CBRE France.

A noter qu’il faudrait ajouter, mais qui n’apparaît pas encore très précisément, l’impact du Brexit. Jusqu'alors, on a pensé que Francfort ou Rotterdam étaient mieux placées pour accueillir des banques, beaucoup d’éléments laissent penser que les cadres de la City préfèreraient venir travailler dans la région parisienne. Les équipements sociaux et éducatifs, les liaisons aériennes, les conditions de vie culturelle pèsent désormais très lourds dans le choix des entreprises internationales quand il s’agit de préparer un changement de localisation.

2e point : 2017 aura été une année d’investissements record en Europe, qui devraient être dépassés en 2018

Après une année 2017 record avec un volume total d’investissements en Europe de 291 milliards d’euros, les investisseurs européens prévoient d’injecter encore plus de capitaux en 2018 : un tiers de ces investisseurs (33%) envisagent de dépenser plus cette année que l’an passé. 

A l’échelle mondiale, c’est 45 % des investisseurs interrogés qui souhaitent investir plus de capitaux dans l’immobilier. Pour 34 % des investisseurs européens, la principale préoccupation est la disponibilité des biens. Le pricing attractif des actifs amène en outre 40% d’entre eux à vouloir vendre plus en 2018 qu’en 2017.

3e point : L’immobilier logistique arrive pour la 1ère fois en tête, devant les bureaux et le résidentiel.

Pour la première fois, les actifs industriels, en particulier logistiques, sont les plus recherchés par les investisseurs européens. 33 % des répondants préfèrent investir dans des entrepôts logistiques plutôt que dans des bureaux, qui restent malgré tout privilégiés par 26 %. Le marché européen représente un volume d’investissements industriels & logistiques de 42,4 milliards d’euros en 2017 (119,8 milliards d’euros pour les bureaux). Une croissance qui se traduit également au niveau mondial et s’explique essentiellement par le développement continu du e-commerce. Avec la plus forte progression par rapport à 2017, le résidentiel est la troisième typologie d’actifs la plus attractive, pour 21 % des investisseurs interrogés (12% en 2016, 5% en 2015).

4ème point : les actifs alternatifs ont le vent en poupe. Pour les spécialistes, il s’agit d’un immobilier qui était jusqu’alors assez marginal : les résidences étudiantes (53%), les résidences séniors (38%) ou la dette immobilière (37%)

Les volumes investis dans les actifs alternatifs ont augmenté de 45 % ses 10 dernières années, atteignant 23.6 milliards d’euros de transactions en 2017. En Europe, 72 % des interrogés investissent déjà dans ce type d’actifs et 70 % regardent activement les opportunités pour 2018. Une politique de prix agressive et des stocks limités sur les autres actifs expliquent cette orientation nouvelle des investisseurs