Pourquoi faut-il renforcer les fonds propres des banques ?

Après une journée noire pour le secteur bancaire sur les marchés, on parle de nouveau du renforcement des fonds propres des banques. Pour quelles raisons ? De quelle manière ?

Les banques ont été à nouveau très attaquées aujourd’hui. La BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole ont à nouveau perdu près de 5 % en moyenne. Parallèlement, les milieux internationaux (États-Unis, Grande-Bretagne, commission européenne) n’ont pas cessé pendant ce weekend de reprocher au gouvernement européen de ne pas protéger les systèmes bancaires. Les critiques sont adressées directement à Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal et Arnaud Montebourg ont d’ailleurs repris l’analyse en réclamant des réformes bancaires.

Le ralentissement économique, les dettes d’état fragilisent le système bancaire. Les banques ne sont pas en risques de solvabilité, mais elles sont handicapées dans leurs activités. Elles sont de fait, tentées de réduire l’exercice de leur métier. Si elles ferment le robinet à crédit, c’est la récession assurée. D’où la nécessite de renforcer leurs fonds propres.

Comment renforcer ces fonds propres ?

En théorie, il y a trois solutions :

L’État prend une participation dans les banques sous forme de prêts obligataires. Comme en 2008. C’est le scénario le plus probable, l’Espagne vient de le faire. À noter qu’en 2008, ces prêts ont été remboursés très vite et l’État a gagné beaucoup d’argent. Ils avaient représenté une mise de fonds de 10 milliards d’euros.

L’État rentre au capital des banques pour renforcer leurs assises. Il s’agirait d’une nationalisation partielle. La gauche peut être tentée de le faire pour des raisons politiques, mais ça coûterait cher au budget. Entre 20 et 50 milliards d’euros.

La recapitalisation se fait par le marché. C’est l’épargnant qui est appelé au secours. Le scénario est très improbable. L’épargnant ne se précipitera pas.

Conclusion, le scénario le plus probable, semble donc être les prêts participatifs.