Prime de 1000 euros : Le gouvernement revient sur ses pas

Le 7 avril dernier, Nicolas Sarkozy lançait une idée qui se voulait révolutionnaire : Verser une prime d’au moins 1000 euros aux salariés d’une entreprise, si elle verse des dividendes à ses actionnaires. Depuis, les critiques vont bon train et loin d’emporter l’adhésion des partenaires sociaux, le gouvernement tente de trouver la bonne solution.

Cette prime « va faire beaucoup de déçus et très peu d’élus », a estimé hier le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, sur France Info.  « Pourquoi uniquement les salariés », s’est aussi interrogé Laurence Parisot, toutefois rassurée par l’absence d’un montant obligatoire et uniforme.  « Cela ne règle pas le problème du pouvoir d’achat », a jugé Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

Pour inciter les entreprises, le gouvernement évoque une exonération de charges jusqu’à 1.000 euros de prime versée, sur laquelle les entreprises auraient en revanche à acquitter le forfait social de 6 %. Il est donc probable que la générosité des entreprises n’aille pas au-delà…

Quant au montant de cette prime, il ne serait finalement pas fixé par l’Etat.  « Je ne pense pas qu’on puisse lui donner un caractère obligatoire dans son montant », a déclaré hier la ministre de l’Economie sur LCI.

Pousser à agir sans aller trop loin dans l’interventionnisme, voila le juste équilibre que cherche le gouvernement qui multiplie les effets d’annonce depuis une semaine. L’arbitrage final est attendu dans les prochains jours.