Relance ou rigueur : L’éternel débat…

Relance ou rigueur ? Depuis 40 ans, ce sont les partisans de la relance qui l’emporte. Depuis 40 ans, les enfants de Keynes ont réussi à rétablir les activités économiques par des politiques budgétaires et monétaires très généreuses. On faisait des déficits et de la dette mais on ne les remboursait pas parce qu’on acceptait l’inflation.

Aujourd’hui c’est fini.

La concurrence internationale nous empêchant de faire de l’inflation, on ne peut plus s’endetter en imaginant que l’on ne payera pas les dettes. Il faut donc financer les dettes et prouver que l’on est capable de les financer. Evidemment, tout le monde est d’accord avec cette analyse.Par contre, en faisant de l’austérité le résultat attendu provoque plus de débat:

– Certains expliquent que cette austérité est un facteur de confiance et la confiance c’est un facteur de croissance. Donc, ça devrait marcher.

– D’autres, continuent à nous dire que l’austérité va asphyxier l’activité économique. Beaucoup l’ont dit à l’image de Christine Lagarde l’année dernière.

Et n’allez pas imaginer que le clivage serait entre une droite partisante de la rigueur et une gauche qui défendrait la relance. Il y a à droite un débat entre ceux qui veulent serrer les boulons très forts et ceux qui ont peur de l’austérité. Il y a à gauche une majorité qui prône le soutien mais des personnalités défendent l’idée d’une plus grande rigueur.

L’Opinion publique a reçu le message.

Le vrai changement je crois, c’est que les opinions publiques ont pris conscience qu’on n’avait pas le choix. Un pays comme l’Allemagne est en train de devenir l’un des plus puissants du monde. Il produit des surplus et de l’emploi alors que chez nous, nous avons du chômage et des déficits.

Tous les pays sont condamnés à cette discipline y compris les Etats-Unis. Et c’est tout le problème d’Obama qui est face à une situation économique désastreuse. Pour la soutenir, il voudrait laisser courir les déficits. Face à lui les républicains s’y opposent et une partie de ses électeurs commencent à penser qu’il faut agir autrement. La difficulté d’une politique de rigueur, c’est qu’elle oblige à des choix politiques douloureux.