Relocalisation de Renault – Pour François Loos, « c’est envisageable ! »

Montebourg : « Nous souhaitons que Renault relocalise sur le sol industriel français la production d’un grand nombre de ses véhicules». La phrase est passée presque inaperçue mais le ministre en remet une couche : « L’essentiel, c’est la politique de localisation industrielle de Renault ». Après avoir fait baisser le salaire de Carlos Ghosn, le ministre du Redressement Productif continue de s’acharner sur la gestion du constructeur français. Invité d’Europe 1, ce matin Arnaud Montebourg souhaite que Renault relocalise en France. Notre ministre nous refait-il une crise d’utopie politique ou a-t-il les arguments pour faire plier le patron de Renault, comme sur son salaire ?

Montebourg : « Nous souhaitons que Renault relocalise sur le sol industriel français la production d’un grand nombre de ses véhicules». La phrase est passée presque inaperçue mais le ministre en remet une couche : « L’essentiel, c’est la politique de localisation industrielle de Renault ». Après avoir fait baisser le salaire de Carlos Ghosn, le ministre du Redressement Productif continue de s’acharner sur la gestion du constructeur français. Invité d’Europe 1, ce matin Arnaud Montebourg souhaite que Renault relocalise en France. Notre ministre nous refait-il une crise d’utopie politique ou a-t-il les arguments pour faire plier le patron de Renault, comme sur son salaire ?

« Le dire comme une réalité qui va changer les choses, c’est exagéré. En revanche, penser relocalisation, à un certain degré c’est envisageable » estime François Loos, député UDI du Bas-Rhin et ancien ministre du commerce extérieur de 2002 à 2005. « De manière plus globale, espérer des relocalisations est quelque chose auquel je crois. Le gouvernement précédent avait mis en place des fonds pour la relocalisation, c’est dire. » Cependant, le député considère que le gouvernement Ayrault doit regarder les choses en face : « Les industriels sont confrontés à la situation de leur marché et de leur prix de revient. Le gouvernement doit tenir compte de ça ».

Au sujet de Renault, François Loos reste sceptique. « La question c’est de savoir si une éventuelle relocalisation ne se sera que cosmétique. Mais le vrai rôle du gouvernement, c’est plutôt de créer un bon programme de lien entre les sous-traitants et les constructeurs. Un peu dans l’esprit de pôles de compétitivité automobile. Pour inciter à relocaliser, le gouvernement ne pourra qu’agir avec des systèmes d’aides et là, c’est une question européenne ».