Selon l’INSEE, le pouvoir d’achat va baisser en 2012

-1,2%, c’est la prévision de baisse du pouvoir d’achat pour 2012 selon l’INSEE. Le plus fort recul depuis 1984.

En 2011, le pouvoir d’achat moyen n’avait reculé que de 0,1%. Ce recul est imputable au ralentissement des revenus d’activités mais aussi à la hausse des impôts. Les salariés notamment du secteur privée sont pris en étau entre des entreprises qui compriment les coûts pour survivre et la fiscalité qui s’accroit.

Tout cela correspond au risque de récession et entraine mécaniquement la hausse du chômage. En mai, le nombre de chômeurs a dépassé les 2.900.000 soit 33.000 de plus qu’en avril. Cet hécatombe de chiffres explique tout : la violence de la campagne présidentielle, le désarroi de l’opinion, la montée de l’extrémisme et l’embarras du gouvernement, qui peut bien dire que cela fait partie de l’héritage mais ça ne changera rien au problème.

Tout le monde va y aller de sa potion magique, mais la vérité c’est qu’il n’y en a pas. Le gouvernement va activer les outils de traitement social, 80.000 contrats aidés supplémentaires mais cela va couter une fortune. Nos appareils économiques sont minés par la déprime : pas d’industrie, pas d’innovation, pas de projets. Cette déprime est liée à l’incapacité de l’Europe à s’organiser face à la crise. On en revient au sommet Européen de la fin de semaine, la gravité de la situation doit permettre d’aller vite.