A trop écouter les politiques, PSA sombre

8000, c’est le nombre d’emplois supprimés par PSA jeudi. L’aveu sanglant de l’échec d’une stratégie.

Pour tout le monde, c’est une surprise. PSA supprimera 8000 postes alors que l’on s’attendait plutôt à 3300, soit le nombre de salariés de l’usine d’Aulnay-Sous-Bois. PSA a construit un vaste plan de restructuration de son appareil de production qui affecte de nombreux sites. Dans le viseur, l’usine d’Aulnay-Sous-Bois qui va fermer en 2014 et d’autres sites comme celui de Rennes ou était montée la C6 entre autre. Pour les salariés et leur famille et les régions c’est catastrophe. Pourtant, cette restructuration était incontournable pour PSA : c’était cela ou le dépôt de bilan de la totalité de l’entreprise dans un an. L’entreprise s’est engagée à accompagner socialement et financièrement cette opération chirurgicale par les départs volontaires indemnisés, des reconversions et du reclassement sur d’autres sites.

De son côté, Arnaud Montebourg estime que ce plan est inacceptable. En effet, mais c’est la seule  solution à partir du moment où le produit ne se vend plus. Le gouvernement ne peut rien faire d’autre que d’accompagner l’entreprise dans sa recherche de compétitivité. Le comble dans cette affaire, c’est que PSA sombre pour avoir trop écouté les politiques : elle n’a pas fait de restructurations et a refusé de se délocaliser. Renault s’est plus souvent battu contre le pouvoir. Elle a passé des alliances mondiales, elle a investi dans le lowcost. Carlos Ghosn a souvent désobéi mais le groupe Renault Nissan est mieux armé pour affronter la crise.