Angela Merkel lâche du leste dans la zone euro

La chancelière allemande a donné lundi une interview à la BBC dans laquelle elle lève un certain nombre d’ambigüités sur le rôle de l’Allemagne en Europe.

Dans une interview accordée  la BBC, Angela Merkel exclut formellement une sortie de la Grèce de l’Euro. L’UE est « une union monétaire mais aussi politique » affirme-t-elle. Elle indique également que chacun doit tenir ses engagements et régler ses problèmes : sous entendu les disciplines budgétaires sont essentielles à l’équilibre. Enfin,  Angela Merkel confirme que l’Allemagne a besoin de la Grande Bretagne avec ses particularités, pas question de s’en écarter. Ajoutons à cela, qu’en marge de cette interview Angela Merkel  a  laissé entendre que l’Allemagne ne s’opposerait plus à la constitution du grand fond d’intervention monétaire.

On va donc probablement  réunir le FESF et le MES en un seul organisme chargé d’intervenir en cas de faiblesse ou de spéculation. Une force de frappe à 1000 milliards d’euros. Nicolas Sarkozy s’était beaucoup battu pour que ce fond soit constitué mais Angela Merkel s’y était opposée. Il faut dire que le climat économique et monétaire s’est à nouveau tendu depuis ce matin. Les pays de la zone euro craignent de nouveaux dérapages. On murmure déjà que cette nouvelle institution cherche son patron. L’Espagne serait sur les rangs pour la diriger.