Anne Hidalgo a fait de Paris une des 3 villes les plus chères du monde et ça n’est pas un atout.

Selon The Economist, la ville de Paris est encore une fois la deuxième ville la plus chère du monde après Tel Aviv. C’est un exploit pour Anne Hidalgo qui finit d’expliquer son asphyxie politique. 

Chaque année, The Economist publie un classement des grandes villes du monde en fonction du coût de la vie. Tel Aviv, Paris et Singapour sont les 3 villes les plus chères du monde. Alors, ce classement prend New-York comme référence mondiale et classe les principales métropoles de la planète par rapport à ce que coute la vie à New-York. Et pour établir les indices, les chercheurs ont sélectionné un panier de 200 produits et de services de la vie courante. L’étude porte sur 173 villes.

 Le classement des dix villes les plus chères du monde est donc le suivant :

1. Tel-Aviv

2. Paris

3. Singapour

4. Zurich

5. Hong-Kong

6. New-York

7. Genève

8. Copenhague

9. Los Angeles

10. Osaka

La grosse surprise, c’est l’arrivée en haut du tableau de Tel Aviv, qui a gagné 4 places en 2021 et qui occupe la première place, ce qui ne ravit pas les Israéliens  qui sont touchés dans leur pouvoir d’achat. La hausse du coût de la vie en Israël est liée à la hausse des produits d’alimentation et des transports, touchés par des difficultés d’approvisionnement parce qu’Israël importe beaucoup de produits avec une monnaie, le shekel qui, par rapport au dollar est surévaluée, ce qui pénalise le consommateur.

Paris est 2e exæquo, avec Singapour alors que l’année derrière, Paris partageait déjà la première place avec Zurich et Hong-Kong. Cela dit, les prix mesurés à Paris ont augmenté de 3,5%, soit la plus forte hausse depuis cinq ans. La raison est la même qu’en Israël : les produits importés ont augmenté à cause, là aussi, des approvisionnements difficiles. Autre facteur de hausse: les tarifs des services publics, des transports en commun publics et des transports individuels. Au total, le coût de la vie à Paris en fait la deuxième ville la plus chère du monde. Ce qui explique que Paris se soit vidée de ses travailleurs modestes et a repoussé sa pauvreté au-delà du périphérique.

Ce qui est intéressant, c’est que l’indice de prix qui sert à mesurer le coût de la vie dans les grandes villes ne tient pas compte des prix de l’immobilier, qui suivent, en gros, les coûts de la vie.

Et le plus spectaculaire reste le segment de l’immobilier de luxe.

Alors ça n’est pas une surprise, Monaco reste le marché immobilier de luxe le plus cher du monde, avec un prix moyen actuel de 48 800 € par m², selon le Conseil international en immobilier Savills. A Monaco, les valeurs moyennes de l’immobilier résidentiel de luxe sont désormais 237 % plus élevées qu’à Paris, 176 % plus élevées qu’à Londres et 10 % plus élevées qu’à Hong Kong. Mais Monaco est aussi un des marchés les plus marginaux et les plus resserrés.

Le hit-parade de l’immobilier le plus cher dans le monde est le suivant, selon les prix moyens au mètre carrés (chiffres 2019).

1.Monaco, 48 800 €/m²

2.Hong Kong, 44 500 €/m²

3.Tokyo, 28 800 €/m²

4. New-York, 24 900 €/m²

5. Londres, 17 700 €/m²

6. Shanghai, 16 600 €/m²

7. Sydney, 16 300 €/m²

8. San Francisco, 15 000 €/m²

9. Singapour, 15 000 €/m²

10. Paris, 14 500 €/m²

La comparaison pour Paris des deux classements (coût de la vie et immobilier de luxe) est terrible pour la situation à Paris et pour la gestion de Mme Hidalgo. Parce que le premier classement signifie que le cout de la vie courante est devenu insupportable à Paris pour les classes moyennes, mais les prix de l’immobilier de luxe, où Paris n’arrive qu’en dixième position, signifie que Paris n‘attire plus les milliardaires. Les riches du monde préfèrent Monaco, Hong-Kong, Tokyo ou New-York. Conclusion : la ville s’appauvrit.