Apple, IBM et Intel mènent la danse

L’événement cette semaine pour le monde des affaires, c’est le formidable rallye boursier conduit par la haute technologie. Explications.

Partout dans le monde, on s’aperçoit que depuis un mois, les marchés financiers ont absorbé toutes les catastrophes et les mauvaises nouvelles :

– La guerre en Libye, qui fragilisait le marché du pétrole.

– Le séisme au Japon qui a décimé le tiers l’économie nippone.

– Les révolutions qui ont déstabilisé les pays arabes les uns après les autres.

– Enfin, dernière alerte, l’avertissement sur l’endettement américain et surtout l’absence de mesures efficaces de redressement.

Et bien en dépit de tout cela, le monde de la bourse a retrouvé les couleurs qu’il avait avant la crise. Hier soir on a encore vécu un véritable festival :

-Paris : +2,5%

-Nasdaq à New-York : +2,1%

-Francfort : +3%

-Londres : +2,13%

-Asie : +2%

Pourquoi cette euphorie ?

Deux raisons à cela. D’une part, les financiers considèrent qu’il y a désormais dans les pays émergents des modèles de croissance qui sont très solides et d’autre part, l’ensemble des économies est tiré par les locomotives de la nouvelle technologie. Les bénéfices annoncés cette semaine par IBM (+10%), Intel (+20%) et Apple hier soir (+93%) montrent bien que les investissements et l’innovation jouent les locomotives.

La productivité et les emplois sont nombreux dans ce secteur et les leaders sont évidemment américains. Nous sommes nous, en Europe, profondément en retard et archaïques. L’avenir se joue en Chine pour les marchés et en Californie pour l’innovation.

Il y a ce matin deux images qui illustrent ce décalage : L’image en France d’une campagne présidentielle où les candidats parcourent les secteurs en difficultés. Nicolas Sarkozy était, par exemple à Charleville-Mézières en début de semaine. Et l’image de Barack Obama qui démarrera sa campagne par un « tchat » géant chez Facebook.

D’un côté des entreprises et des secteurs en difficultés de l’autre, Facebook qui est en train de devenir l’entreprise la plus chère du monde.

(Photo : Steve Jobs, l’emblématique patron d’Apple qui a annoncé hier soir, un chiffre d’affaires de 24,67 milliards de dollars pour un bénéfice de 5,99 milliards de dollars.)