La Banque Centrale Américaine annonce aujourd’hui une opération twist sur son économie. Un peu plus compliqué que la danse des sixties, le plan monétaire pourrait avoir des impacts positifs sur l’économie. Explications.

Et non, le twist ce n’est pas qu’une danse des années 60 ! C’est aussi  le nom du plan de soutien monétaire lancé ce soir par la Banque Centrale Américaine. Après 48h de séminaire pendant lequel les marchés financiers ont dansé le Rock’n roll, Ben Bernanke vient de proposer ce soir de danser le twist. La dernière fois que les américains ont utilisé un tel outil, c’était en en 1961. Les années Kennedy. A l’époque, il fallait relancer l’économie asphyxiée par la guerre du Vietnam. Et comme c’était l’époque du Twist, on l’a appelé « l’opération Twist ».

Comment ça marche ?

La réserve fédérale cherche un moyen pour réanimer l’économie américaine. Elle ne peut pas baisser les taux d’intérêt, ils sont déjà au niveau zéro. Elle ne peut pas accroitre son niveau d’endettement, elle déborde de garanties pourries. L’astuce qu’elle a trouvé c’est de transformer des crédits courts terme en crédit long terme. Du coup elle n’accroit pas le niveau global d’endettement mais elle allège les remboursements de ceux qui ont emprunté. Par exemple, si vous remboursez votre appartement sur 30 ans, les remboursements seront moins importants que si vous êtes obligés de le rembourser sur 10 ans. La Banque Centrale Américaine propose la même chose à ceux qui sont endettés. On rééchelonne de façon à dégager des disponibilités et de nouveaux emprunts. Cela provoque donc une espérance de relance des investissements et de l’emploi.

Obama, Kennedy : Même combat ! Face au surendettement, on allonge les crédits. Ce n’est pas très original mais ça marche. Les grecs qui ont inventé le Sirtaki vont être obligés, eux aussi, de se mettre au Twist.

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