Bruxelles : Le sommet qui veut en finir avec la crise

Le sommet européen avait, au départ, pour objectif de faire avancer l’intégration économique. L’actualité politique et l’urgence de la crise en Espagne, en Italie et en Grèce ont tout perturbé. A quoi peut-on s’attendre ?

Après de nombreuses tractations, on peut s’attendre à ce que la France et l’Allemagne réussissent à échanger un peu de croissance pour beaucoup de rigueur.  La France aura réussi à imposer un pacte de croissance. C’est-à-dire à mobiliser 120 milliards d’euros pour soutenir l’activité. C’est un succès politique pour François Hollande qui lui permettra néanmoins de signer le pacte de stabilité budgétaire qu’il refusait pendant la campagne. Il va falloir dans la foulée accepter la règle d’or et le contrôle des finances publiques ce qui est inévitable.

Pour les pays en difficultés, la situation est plus urgente : il faut trouver des financements  acceptables pour ces pays et mettre en place une protection des banques. Il faut donc savoir combien ça va coûter et qui va payer. La France plaide pour une mutualisation des dettes mais la solution n’est pas acceptée par l’Allemagne tant qu’elle n’aura pas la garantie de pouvoir participer et contrôler la gouvernance. D’où la difficulté actuelle de tendre vers une intégration politique plus importante, surtout que le concept de fédéralisme n’est guère prisé en France, y compris à gauche.