Budget 2013 : «un effort inédit de 36,9 milliards»

La France va faire en 2013 un « effort inédit » de 36,9 milliards d’euros pour ramener le déficit public à 3% du PIB, dont plus de 24 milliards de hausses d’impôts selon le projet de budget dévoilé vendredi. Présenté comme « sans précédent » et « historique », ce plan de rigueur adopté en Conseil des ministres comprend pour l’an prochain 20 milliards d’euros de prélèvements nouveaux (10 sur les ménages, 10 sur les entreprises), en plus des 4,4 milliards déjà votés durant l’été, de 10 milliards d’économies sur les dépenses de l’Etat et de 2,5 milliards sur les dépenses d’assurance maladie.

Dans le détail, l’impôt sur le revenu va augmenter de 3,5 milliards d’euros, en raison de la taxation accrue des revenus du capital, du plafonnement du quotient familial et de la création d’une tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros par part. Selon les simulations de Bercy, cette « réforme fiscale » censée « rétablir la progressivité de l’impôt » va augmenter les prélèvements de 4,1 millions de foyers, parmi les plus aisés, et alléger ceux de 8,5 millions d’autres. L’impôt payé en 2013 « sera diminué ou inchangé pour 89% des ménages », assure le ministère de l’Economie.

En outre, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est relevé pour un milliard d’euros et la « contribution exceptionnelle à 75% sur les revenus d’activité supérieurs à un million d’euros » apportera 200 millions. Un plafonnement, sorte de bouclier fiscal, sera toutefois rétabli pour éviter que le cumul des impôts directs nationaux ne dépasse les trois quarts des revenus d’un contribuable.

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