Le débat budgétaire qui démarre demain à l’Assemblée s’annonce mal. Les députés de la majorité se battent comme des chiffonniers pour protéger chacun des intérêts catégoriels. Les uns, pour le taux de TVA des parcs d’attraction, les autres pour la fiscalité de l’hôtellerie de luxe.

A l’assemblée, chacun y vas de son troc. En gros, je vote pour une majoration de la taxe sur les hauts revenus, mais en contrepartie tu me lâches sur les plus values immobilières des résidences secondaires…

Chaque lobby a ses chiens de garde, et chaque chien protège la niche ou sont les os. C’est hallucinant. Comme en plus, on sort d’un week-end ou les dirigeants politiques n’ont pas dissimulés leurs divergences, c’est non seulement hallucinant, mais c’est honteux.

Décalage.

C’est honteux parce que la classe politique nous offre un spectacle complètement décalé par rapport à l’enjeu. Les députés et les sénateurs se chamaillent pour quelques millions d’euros, alors que nous étouffons sous la dette et que la situation économique est désastreuse.

Le seul facteur d’optimisme dans ce climat de crise, c’est que les opinions publiques ont prix conscience des risques de faillite. Les opinions publiques savent qu’il faut redresser la barre. Selon un sondage BVA, 78 % des français sont conscient des problèmes de la dette et même 74% des socialistes.

Règle d’or.

Du coup, l’opinion publique ouvre la porte à la règle d’or. C’est bien parce que l’opinion le demande et que le parti socialiste est en train d’évoluer. Or, la logique de la règle d’or sera de rétablir l’équilibre des finances publiques. Le seul moyen de rétablir l’équilibre, sera de diminuer les dépenses publiques.

L’Allemagne et le Canada l’ont fait. Ce sont les deux seuls pays à s’en sortir en terme de croissance. Quand vous diminuer les dépenses publiques, vous donner l’assurance aux contribuables que les impôts n’augmenteront pas. Et si les contribuables ont ce sentiment, ils reprennent confiance.

« La confiance c’est le nerf de la guerre. »

Aujourd’hui, les hommes politiques prisonniers des lobbys n’inspirent pas confiance.