Ce qu’il faut savoir sur le contrat de génération

Hier a été dévoilé en Conseil des Ministres le Contrat de génération visant à enrayer le chômage en France.  Le texte, examiné par les parlementaires le 14 janvier, devrait entrer en vigueur d’ici la fin du premier trimestre. Explication de cette nouvelle mesure en 3 questions clés :

Pourquoi ce contrat ?
Seuls 30% des 15-24 ans et 41,65% des 55-64 ans ont un emploi, selon Eurostat. Le but de ce contrat est par conséquent d’améliorer leur situation en les intégrant sur le marché du travail. Objectif ? 500 000 embauches de jeunes en 5 ans. « Nous voulons que deux fois plus de jeunes soient embauchés en CDI. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais réaliste », a souligné en conférence de presse ce mercredi Michel Sapin, le ministre du Travail.

Comment sera-t-il appliqué ?
Les entreprises de moins de 300 salariés, qui sont une majorité en France, reçoivent une aide annuelle de 2 000 euros durant 3 ans pour l’embauche d’un jeune, ou jusqu’à sa retraite pour celle d’un senior. Cet accord est automatique pour les entreprises de moins de 50 salariés, mais nécessite un accord collectif pour les autres. Les grandes entreprises sont quant à elles encouragées à négocier des accords en lieu et place des accords seniors avant septembre 2013, sous risque de sanction.

Quel sera le coût ?
6 milliards d’euros au total. 180 millions en 2013, puis 920 millions à partir de 2016, selon Michel Sapin. Ces chiffres sont basés sur 500 000 contrats de génération, mais si les entreprises de moins de 300 salariés en signent davantage, le coût augmentera en conséquence. Financée par une hausse de la TVA en 2014 et une baisse des dépenses publiques, l’investissement est compris dans le pacte de compétitivité.