Chômage, dette, croissance… L’Espagne multiplie les mauvaises nouvelles

L’Espagne s’enfonce : -0,3% de récession au 1er trimestre après un dernier trimestre 2011 négatif.

L’Espagne multiplie les mauvaises nouvelles. Le taux de chômage atteint un nouveau record à 25% de la population active, la note du pays se voit rétrogradé à BBB+ par S&P. Lundi matin, c’est une statistique qui confirme le recul de l’activité économique et pour couronner le tout, S&P dégrade de deux crans la plupart des banques espagnoles pour excès de créances douteuses. Les banques françaises avaient échappé à une sanction aussi sévère.

Le pays est en train de s’enfoncer dans un cercle vicieux dont on ne voit pas comment il pourrait en sortir seul. D’où la panique qui envahit tous les milieux d’affaires. Cette descente aux enfers répond à un scenario classique.

Acte 1, 2008. L’économie espagnole perd son principal moteur, l’immobilier.
Acte 2, 2009. L’activité s’effondre et le chômage grimpe.
Acte 3, 2010. Le modèle social fonctionne mais s’endette.
Acte 4, 2011. Le système s’asphyxie et le gouvernement socialiste baisse les bras.
Acte 5, 2012. Le nouveau Premier ministre met en place des plans de rigueur mais tombe dans la récession.

L’Espagne est piégée par l’ampleur de sa dette. Les banques espagnoles également. Les moteurs ne repartent pas. La suite ne pourra pas s’écrire à Madrid, d’où une mobilisation générale en Europe. La suite s’écrira à Bruxelles, à Francfort ou à Berlin si les européens ne veulent pas prendre le risque que tout explose.