Chômage : Et maintenant, on fait quoi ?

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. 2.874.500. C’est le nombre de chômeurs à fin décembre 2011. C’est malheureusement le plus haut niveau depuis 1999.

Sur un mois, la hausse est de 1%, soit 29.700 demandeurs de plus. Toute les catégories de population sont touchées, mais ce sont surtout les jeunes, les femmes et les seniors qui trinquent. Ces nouveaux chiffres conduisent le taux de chômage à 9,7 % de la population. Dès lors que l’on s’approche des 10%, on touche une souche majeure d’angoisse. Dans cette situation, tout le monde se retrouve directement ou indirectement affecté.

Les causes ?

L’origine du chômage, elle est évidente. D’une part, le ralentissement de l’activité : le blocage du système bancaire a asphyxié les entreprises. D’autre part, les rigidités de ces entreprises qui font que les effectifs salariés servent de variable d’ajustement.

Les solutions ?

D’une part, il faudra faire du traitement social. C’est-à-dire du soutien. Mais ça va coûter cher et l’Etat n’a pas d’argent. D’autre part, il faudra s’attaquer aux rigidités qui empêchent les entreprises de pratiquer le chômage partiel. Il faut pouvoir conserver les emplois même en cas de ralentissement conjoncturel. Enfin, il faut évidemment retrouver de la croissance dans des entreprises compétitives. Ça passe par une baisse du coût du travail qui doit être compensé par un autre impôt qui ne pénaliserait pas l’emploi. Pour retrouver de la croissance, on peut passer par la TVA  mais pas seulement : Un débat très important et courageux.