Crise de l’Euro : Paris et Berlin auraient trouvé un accord

Le sauvetage de la zone euro reste la préoccupation première des gouvernements. La France et l’Allemagne aurait trouvé les bases d’un accord qui sera présenté au G20 dès la semaine prochaine et acté lors du sommet fin juin. Explications.

Les équipes de François Hollande et d’Angela Merkel ont beaucoup travaillé en coulisse pour trouver un compromis. Les patrons des grandes entreprises sont intervenus auprès de François Hollande et les députés de la gauche allemande sont venus à Paris aujourd’hui. Le tout dans la plus grande discrétion. Côté Français, on admet désormais n’avoir aucune marge de manouvre budgétaire pour financer un soutien à la croissance. François Hollande a commencé à le reconnaitre devant un public d’initiés. Il reconnait aussi que la situation de l’euro est explosive. Rien que le dossier des banques espagnoles va nous coûter 20 milliards d’euros. Côté Allemand, on a beaucoup évolué aussi. On sait que si l’Italie s’étrangle après l’Espagne et la Grèce, l’économie allemande ne tiendra pas. Depuis 24 heures les taux d’intérêt ont augmentés en Espagne, en Italie mais aussi en France et en Allemagne. Le pays n’est plus une valeur refuge et fait l’objet d’un début de défiance. Les Allemands ne le digèrent pas.

Quel compromis ?

L’accord entre la France et l’Allemagne s’organisera autour de trois axes. Ils seront présentés au G20 de Mexico. Le premier axe, c’est la croissance. Les deux dirigeants sont d’accord pour en parler et pour la financer autrement qu’avec de la dépense. Le deuxième axe, c’est le pacte budgétaire et la règle d’or. Ils sont indispensables pour restaurer la confiance. Si François Hollande veut parler croissance, il devra signer le pacte budgétaire. Enfin, le troisième axe consiste à initier un processus d’intégration. Une Europe des banques, le plus urgent, puis une Europe budgétaire et fiscale. A ce moment là, on pourra commencer à reparler des Eurobonds. Cependant, il reste une grande inconnue dans l’équation: l’attitude des opinions publiques.