Crise de la dette : Angela Merkel a enfin compris

Depuis une semaine, un désordre financier règne sur les marchés. Les boursiers ont un comportement incompréhensible et le gouvernement américain ainsi que le FMI multiplient les avertissements et les rappels à l’ordre. En France, c’est l’agitation pour essayer d’assumer des catastrophes comme Dexia. En revanche, tout le monde reconnait que nous avons réagi très vite avec des solutions qui finalement ne coûteront pas trop cher au contribuable. On ne pourra pas reprocher au président français d’avoir laissé pourrir la situation. Tout cela, a effectivement dégelé la partie allemande et convaincu Angela Merkel d’agir pour ramener la confiance. Car ce problème, est un problème de confiance.

L’enchainement des difficultés est très simple :

1° La crise grecque fait planer un risque systémique.

2° Les banques se bloquent les unes après les autres tétanisées par la Grèce.

3° Si les banques se bloquent, c’est la récession assurée. Par conséquent, la catastrophe économique et sociale de l’année prochaine.

On peut ce soir affirmer que la France et l’Allemagne sont sur le même scenario. Pour éviter la récession économique mondiale, il faut ensemble régler la crise en Grèce et protéger les banques. Il faut donc les renforcer pour qu’elles puissent continuer de faire leur métier sinon, elles vont s’écrouler. Cela passera soit par des prêts participatifs, soit par des nationalisations. La première des solutions parait la plus probable. Ensuite, et dans un deuxième temps, la France et l’Allemagne s’attaqueront à la réforme de la gouvernance européenne.