Croissance et CDS : La Grèce n’en a pas tout à fait fini

1000 milliards d’euros, c’est la somme que l’Europe devrait débourser en cas de faillite de la Grèce.

On comprend donc mieux l’intérêt d’avoir trouvé une solution pour alléger la dette de la Grèce. Même si toutes les difficultés n’ont pas disparues, il faut noter que l’Eurogroupe a fait énormément de progrès depuis trois mois. La BCE a pris en charge les risques financiers et évité que le système bancaire s’effondre. La zone euro s’est dotée de  mécanisme de stabilité et a accepté une discipline budgétaire. Enfin, des pays en grandes difficultés ont pris des mesures radicales de redressement comme l’Italie et l’Espagne.

Cela étant, il y a deux phénomènes dont personne ne parle aujourd’hui. Le premier, c’est que la Grèce n’a pas de croissance, donc pas de ressources. Le second, c’est que si elle a évité la faillite totale, les organisations de régulation ont quand même constaté le défaut de paiement.  Cela veut dire que juridiquement, les créanciers vont pouvoir faire jouer les CDS. C’est-à-dire des  assurances qu’ils avaient achetées et ainsi demander réparations.  Actuellement, les CDS à la charge des banques représentent une facture de 10 milliards d’euros.