Croissance : Fillon ressort sa calculatrice

Cette semaine, le gouvernement a révisé à la baisse la croissance française pour 2012 à 0,5%.

Cette semaine, le gouvernement a révisé à la baisse la croissance française pour 2012 à 0,5%.

Le gouvernement a eu beaucoup de mal à rendre publique cette révision à la baisse qui permet de se mettre en ligne avec les prévisions du FMI ou de la commission de Bruxelles. Il a eu du mal parce que c’était reconnaitre qu’il s’était un peu planté en retenant des hypothèses trop optimistes. Jusqu’alors, le gouvernement restait accroché à ses 1%. Ensuite, parce que c’était s’aligner sur les hypothèses retenus par François Hollande et François Bayou. Enfin, cela impliquait une révision budgétaire. 0,5% de croissance au lieu de 1% c’est 5 milliards de recettes fiscales en moins. La perspective budgétaire ne correspondait plus à la promesse. D’où la grogne des agences de notations. La perte du triple A par exemple doit beaucoup à ce décalage.

Le compte est bon

François Fillon et François Baroin ont refait leur calcul pour prouver que l’on n’a pas besoin d’un nouveau plan de rigueur. S’il faut trouver 5 milliards, on les trouvera ont-il dû se dire. Le déficit 2011 sera inferieur à ce qu’il était prévu : on va gagner 3 milliards. Avec 400 millions de taxes sur les transactions financières et 1,6 milliards d’annulation ou de reports de crédits, le compte est bon. Le collectif budgétaire sera donc presenté la semaine prochaine avec une vraie bonne nouvelle venant de S&P. L’agence maudite se repend désormais pour dire que les grands pays de la zone euro sortiront de la récession au deuxième semestre 2012 . Avec un reprise forte en 2013 .