Danger sur l’automobile français

Le marché automobile européen recul de 7% au mois de janvier. Certains pays tirent leur épingle du jeu mais d’autres s’effondrent.

Le chiffre publié ce matin est sévère, au total on aura immatriculé 968.769 voitures neuves au mois de janvier en Europe. Un repli de plus de 7% qui marque le retournement de conjoncture général pour 2012. C’est au Portugal que la chute est la plus profonde (-47,7%) et c’est en Roumanie que la progression est la plus spectaculaire (+47,4%). L’hexagone enregistre un recul de 20,7%. Quant à l’Allemagne, elle sauve les meubles avec une perte de seulement 0,4%.

L’important dans ces chiffres, c’est ce qui se passe en France et en Allemagne. Les constructeurs allemands s’en sortent très bien pour deux raisons. Ils sont devenus les champions du monde de la voiture haut de gamme vendue chère, donc qui rapporte gros. Quant aux modèles bas de gamme, Volkswagen les fait, par exemple, construire à l’étranger. En France, c’est l’inverse. Les constructeurs français sont absents sur le haut de gamme et  trop cher sur les bas de gamme parce qu’ils ne sont pas assez délocalisés. D’où l’effondrement des ventes de Peugeot, Citroën et Renault.

La solution passe par la restructuration. D’une part renforcer le haut de gamme : c’ est ce que font les équipes de Philippe Varin de PSA (photo). D’autre part, renforcer les investissements dans l’électrique, ce que fait Renault. Par ailleurs, il faut jouer la carte du lowcost, ce que fait Renault en Roumanie et au Maroc. Ensuite il faudra attendre l’élection présidentielle mais personne ne se fait d’illusion : L’automobile française sera obligée de faire sa mue.

> Lire aussi : Les ventes de voitures neuves ont reculé de 7,1% en janvier