Davos s’interroge sur la pertinence des réponses apportées à la crise

Le gratin de la finance internationale s’est retrouvé mercredi à Davos (est de la Suisse) sur fond d’inquiétudes quant à la pertinence des réponses apportées jusqu’à présent à la crise, avant un discours, à cet égard très attendu, de la chancelière allemande Angela Merkel.


La dirigeante de la première économie européenne, déjà présente en 2011, doit s’exprimer vers 17H30 (16H30 GMT) devant les centaines de chefs d’entreprise et de responsables politiques présents pour cette 42e édition du Forum économique mondial de Davos (WEF).
Et tout comme l’an dernier à la même époque, ses déclarations sur la crise de la dette qui mine la zone euro depuis décembre 2009 seront particulièrement écoutées. (…) Tous les regards sont donc tournés vers l’Allemagne dont beaucoup attendent, en Europe et au-delà, un geste pour ramener enfin durablement la confiance.

Mais dans un entretien avec six journaux européens, rendu public mercredi, Mme Merkel a quelque peu douché ces espoirs, appelant comme à l’accoutumée les pays en difficulté à intensifier leurs réformes afin de remettre leurs finances publiques dans le droit chemin. »Si nous reculons devant ces efforts, si nous sommes seulement gentils les uns avec les autres, c’est assurément un mauvais service que nous rendons à l’Europe », a-t-elle averti.

Les thèmes retenus pour cette édition 2012 du Forum en disent long d’ailleurs sur l’inquiétude de ses organisateurs: « Le capitalisme du XXème siècle est-il en train de flouer la société du XXIème siècle? », « Risques globaux en 2012: les graines de la désillusion » ou encore « Réparer le capitalisme ».

(AFP)