Décryptage : La grande offensive gouvernementale pour les PME

Valérie Pécresse annonce la création d’une grande banque publique spécialisée dans le financement des PME. Voici comment ça va marcher.

Aujourd’hui, l’obsession des pouvoirs publics c’est le ralentissement de l’économie et l’assèchement en crédit des PME. Les patrons d’entreprise commencent à se plaindre d’une raréfaction des crédits de fonctionnement. Les banques s’en défendent mais compte tenu des risques qu’elles ont pris dans les pays émergents et de l’effondrement des valeurs boursières, c’est logique et prudent.

Le FMI vient de sortir une étude indiquant que les pertes des banques européennes dans les dettes souveraines seraient de 300 milliards d’euros. Les deux tiers imputables aux banques françaises. On comprend qu’à Bercy on soit nerveux. Donc, le système bancaire se protège en réduisant la toile. C’est normal.

La réponse des pouvoirs publics

Dans ce contexte, le gouvernement planche sur la création d’une structure financière qui pourrait apporter, avec la garantie de l’état, des financements réservés aux PME-PMI. On suppose que les grandes peuvent aller sur les marchés. L’argent viendrait de la Caisse des Dépôts, du FSI et d’OSEO. La deuxième réponse concerne la recapitalisation des banques. C’est à dire le renforcement de leurs fondations qui seraient gravement fissurées. Soit on prête de l’argent comme en 2008. Soit l’Etat prend des participations au capital. Et si vraiment ça va très mal, on entame un jeu de nationalisation partielle.

Cela étant, si les banques sont fragilisées par la bourse, par le ralentissement économique et par les pertes possibles en Grèce, les banques sont aussi comme des malades qui attendent la visite du médecin. Elles ne savent pas si ce qu’elles ont est vraiment grave. La famille se doute de quelque chose mais on n’en a pas la preuve. Résultat, tout le monde dit un peu n’importe quoi.