«Difficile de parler de soldes de crise, c’est désormais une tendance de fond»

Les soldes d’hiver édition 2013 ont débuté ce matin. Pendant 5 semaines, les commerçants vont tout faire pour vider au maximum leur stock. La plupart d’entre eux ont annoncé dès le début de la période de très grosses remises. Décryptage avec Jean-Michel Silberstein, délégué général du conseil national des centres commerciaux.

Comment s’annonce ces soldes 2013 ?
Il y un certain nombre d’éléments qui nous font penser que ce sera plutôt bon. Tout comme l’année dernière. Dans les centres commerciaux, on se rend compte que les achats se sont arrêtés net après Noël. C’est un comportement qui laisse entendre que l’on va retrouver ces gens-là pour les soldes.

Les commerçants annoncent de gros rabais dès le début de la période. Pourquoi ?
Parce que la grosse majorité du chiffre d’affaire se fait dans les tous premiers jours. Les commerçants veulent vraiment se débarrasser de leur stock. Ils espèrent ainsi créer un gros boom dès le début. Et puis, c’est aussi parce que pour des raisons de pouvoir d’achat. Il a bien compris que les années à venir vont être difficiles. Il est donc attentif à ce qu’il dépense.

Depuis le début de la crise, le comportement du consommateur pendant les soldes a-t-il changé ?
Le consommateur est clairement dans une recherche d’investissement et moins de plaisir. C’est lié à son problème de pouvoir d’achat. Un comportement qui s’est installé de manière durable. Difficile maintenant de parler de soldes de crise, c’est désormais une tendance de fond lourde. Pour qu’il craque, il faut vraiment lui donner l’occasion de le faire. Les soldes sont encore un peu là pour ça !