E-G8 : Paris capitale mondiale de l’internet

Dès ce matin et pendant 2 jours les industriels de l’internet se réunissent à Paris pour le E-G8. Ils vont essayer de définir un code de bonne conduite sans pour autant freiner le dynamisme. Est-ce que c’est possible ?

C’est la première fois que seront réunis tous les décideurs mondiaux de l’internet. Alors si vous voulez croiser Marc Zuckerberg, 27 ans et créateur de Facebook c’est dans les jardins des Tuileries qu’il faudra aller aujourd’hui.

Avec  un peu de chance vous le verrez se balader avec Eric Schmidt le fondateur de Google ou Jimmy Wales le co-fondateur de Wikipédia. Vous ne pourrez pas manquer non plus Jeff  Bezos, le patron d’Amazon. Com. Et puis il y aura également d’autres poids lourds comme Robert Murdoch, le magnat des medias.

L’idée de réunir tout ce monde revient à Nicolas Sarkozy. L’organisation en revient au privé : C’est Maurice Levy qui a réuni le financement. Pas un centime du contribuable. Ces gens là, sont assez riches pour tout payer.

Alors pourquoi ce G8 ?

L’ambition est d’essayer d’y voir clair dans ce foisonnement d’activités et de proposer des lignes d’évolutions aux chefs d’Etats et de gouvernements qui se retrouvent jeudi pour le « vrai » G8. Tout le monde sent bien que les choses importantes se passent sur internet. Regardez, par exemple, le rôle de facebook dans le déclenchement des révolutions arabes ou celui de Twitter dans l’affaire DSK.

Deux ambitions pour cette réunion :

– La première, c’est d’essayer de réglementer un peu tout cela. Facilité la liberté mais pas au détriment des plus faibles. Protéger les droits d’auteurs et inventer une nouvelle forme de fiscalité.

– Et puis la deuxième ambition, c’est de faciliter l’accès aux réseaux pour ceux qui ne sont pas équipés, pour ceux qui sont trop pauvres. La moitie de la planète n’y a pas accès. Ca veut dire et ça va être l’obsession des industriels français qui sont très puissants dans le système comme Vivendi avec Jean-Bernard Levy ou Orange avec Stéphane Richard. Ils vont plaider pour des investissements massifs et mondiaux.

Ce qui va être intéressant, c’est pour la première fois de mesurer les rapports de force entre ceux qui plaident pour liberté totale à l’image de Wikileaks et ceux qui revendiquent des règles du jeu comme Facebook. Les débats risquent d’être animés.