Egypte : la Société Générale s’enfuit tant qu’il est encore temps

La Société Générale abandonne sa participation de 77% dans sa filiale égyptienne National Société Générale Bank, a-t-elle annoncé mercredi. Elle revend sa part à la banque qatari Qatar National Bank pour 1,97 milliard de dollars. La transaction, effective avant la fin du premier semestre 2013, devrait rapporter 350 millions d’euros de plus-values. « Cela confirme qu’il n’y aura plus de questions sur la solvabilité de la Société générale pour 2013 », souligne Alex Koagne, analyste chez Natixis. « Du coup, ce sont plutôt les questions sur un paiement du dividende en cash qui se posent. » La banque avait déjà cédé américaine et sa filiale grecque cette année. Mais compte tenue de la crise égyptienne, la Société Générale a ressenti l’urgence de partir, avant qu’il ne soit trop tard. « Il est important que la SocGen soit parmi les premières banques à quitter le pays car les autorités égyptiennes redoutent que les banques abandonnent le pays », confiait récemment à Reuters une source proche du dossier. « Ce sera chaud pour les autres banques qui souhaitent vendre leur filiale en Egypte. »