En attendant Facebook, le Nasdaq se porte très bien

3000 points, c’est le niveau du Nasdaq depuis vendredi.

Le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques à la bourse de New-York, a atteint le seuil psychologique des 3000 points vendredi et lundi. Un niveau jamais vu depuis la fin de l’année 2000. A cette époque, la spéculation était forte. Des entreprises internet valaient une fortune alors qu’elles ne gagnaient pas un dollar. Désormais, ces entreprises sont plus solides. Elles ont toutes de vraies activités, de vrais services, des vrais clients et gagnent de l’argent. Leur modèle économique est donc équilibré : il crée de la valeur et des emplois.  La première de toutes c’est  Google  qui a gagné 627% en 8 ans. Il y a également Zynga  et Yelp introduite ce vendredi. Dans les technologiques, les valeurs sûres sont là : Intel, Apple, Oracle et Microsoft… Mais le vrai test, celui que tout le monde attend, c’est Facebook qui doit renter en bourse le mois prochain. Tous les observateurs s’attendent à ce que le réseau social devienne l’entreprise la plus chère de l’histoire américaine.

Notons qu’avec ce modèle, l’essentiel de la valeur et la majorité des emplois sont créés sur le territoire américain. Sur iPhone vendu 700 dollars à New-York, la fabrication délocalisée en Chine coûte, voyage compris, 100 dollars. Cela prouve bien que l’entreprise a créé 600 dollars de valeur américaine sous forme de salaires ou de prestations diverses.  Pour Facebook c’est la même équation. 80 % de la valeur est créée aux États-Unis : Les logiciels, les serveurs, le commercial…  Le système français ne pratique pas ce modèle. Les industries délocalisées ne sont pas remplacées par de la technologie ou de la modernité. Une seule exception, le luxe. La valeur créée sur un sac Vuitton ou Hermès  l’est en France et reste pour l’essentiel sur la terre française. Mais c’est, malheureusement,  le seul exemple.